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 wait a minute, it's not what I meant/ sloane

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Wyatt Coleman

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MessageSujet: wait a minute, it's not what I meant/ sloane   Ven 11 Sep - 1:24



Just remember that sometimes, the way you think about a person isn’t the way they actually are…
✻ ✻ ✻

Vingt-deux heures & des poussières à sa montre, il était grand temps de rentrer chez lui. Son frère, lui, devait déjà avoir mangé dans le dernier restaurant à la mode, au bras de sa prétendue fiancée, alors que lui avait passé sa fin d’après-midi avec la comptable de l’établissement, histoire de vérifier qu’il était sur la bonne voie pour gagner la compétition entre son frère & lui. N’ayant pas les chiffres de ce dernier, il ne pouvait que supposer mais il pensait être devant, après tout ses chiffres étaient bons, très bons même. Il semblait difficile de les battre. S’il était resté aussi tard, c’était surtout pour accueillir en personne un célèbre acteur -qui attendait toujours son oscar- et qui avait réservé la suite présidentielle pour la semaine. Une très bonne publicité pour l’hôtel de Wyatt. Heureux, voilà ce qu’il était. Dana avait accepté de vivre avec lui, son hôtel marchait merveilleusement bien, il était en train de gagner la compétition. Tout allait bien dans le meilleur des mondes. Ses crises de panique n’avaient pas fait d’apparitions impromptues depuis plus de quinze jours. Il avait même acheté le cadre d’une vieille Ferrari 365 GTC qu’il commencerait à retaper ce week-end. Le jeune avocat se sentait vraiment bien, et avait enfin l’impression qu’il pourrait mettre de côté son passé, pourquoi pas même l’oublier. Se voulant être un patron attentif, il fit un tour rapide des différents services de nuit de l’hôtel. Histoire de dire bonjour, de prendre des nouvelles, voir si tout se passait bien & promouvoir une bonne ambiance de travail. Il n’y avait rien de pire, selon lui, que de travailler dans la peur, un employé heureux de travailler serait toujours un meilleur employé que celui qui venait à reculons au boulot. Un sourire, une poignée de main, quelques minutes de conversation et il partait dans un autre service. Terminant par la sécurité, il se rendit rapidement compte qu’il les interrompait. « Un problème ? » D’abord hésitant, les employés crachèrent rapidement le morceau. Wyatt était le patron, et ils savaient qu’ils avaient tout autant intérêt à expliquer la situation. Promettant de s’en occuper avant de partir, Wyatt se dépêcha de rejoindre la réception où se trouvait la fauteuse de trouble. Une jeune femme, n’ayant pas plus de la trentaine, avait été vu à de nombreuses reprises à l’hôtel, toujours accompagnés par des hommes différents, et tous relativement connus pour leur compte en banque bien rempli. Attendant que l’homme à ses côtés disparaisse au niveau de la réception, le propriétaire de l’établissement se rapprocha d’elle. Elle était mignonne. Un visage un peu atypique mais qui dégageait un charme particulier. « Bonsoir. Désolé de vous déranger. » Un sourire gêné sur le visage, il était en train de se rendre compte qu’il aurait dû laisser la sécurité s’en occuper. « Il a été observé que vous êtes déjà descendu dans cet hôtel à de nombreuses reprises. Je suis obligé de vous informer que si vous êtes une put … » Merde, il ne pouvait pas la traiter de pute. Ce n’était pas le terme approprié. Et puis il ne pouvait lui dire ça, comme ça. « Une dame de la nuit … Une fille de joie … Je ne sais pas quel est le terme le plus approprié ... Euh, vous ne pouvez pas continuer votre business ici. » Les mecs de la sécurité devaient être pliés en deux derrière leurs écrans à cet instant précis. Il venait de mettre les pieds dans le plat. Il venait de merder puissance un million. « Je ne voulais pas vous insulter. Je veux dire, si vous êtes une jeune femme qui profite de la vie, et de son corps, je n’ai aucun problème avec ça. Vous êtes libre de coucher avec qui vous voulez. C’est juste que vous ne pouvez pas le faire contre une rémunération … » Bordel, il fallait qu’il se la ferme. Et rapidement. Il était fatigué, il n’avait dormi que cinq heures, il était ici depuis sept heures du matin. Lui qui était capable de défendre des cas complexes devant la justice, était en train de se couvrir de ridicule devant une femme d’un mètre soixante dix.

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Sloane Bancroft
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MessageSujet: Re: wait a minute, it's not what I meant/ sloane   Dim 20 Sep - 17:50



pleased to meet you, hope you guess my name
but what's puzzling you is the nature of my game.

✻ ✻ ✻


D’un geste las, Sloane enroula l’une de ses boucles blondes autour de son index puis joua avec tout en prétendant porter attention aux propos de l’un des convives autour de la table, un léger sourire aux lèvres. En réalité, elle avait cessé de l’écouter depuis longtemps. Une histoire de chevaux, des bêtes aussi gracieuses que majestueuses mais qui n’avaient que peu d’intérêt pour la jeune femme dont le regard s’était davantage attardé sur la silhouette du passionné équestre. Son costume était mal taillé, trop juste, et le faisait paraître plus gros qu’il n’était tandis que la monture de ses lunettes accentuaient son nez proéminent. Pour accentuer un peu plus la caricature, son crâne dégarni était couvert des quelques — et rares — cheveux survivants soigneusement peignés et laqués alors que leur utilité, qu’elle soit esthétique ou simplement capillaire, était moindre. Ne rehaussaient le niveau que sa cravate à la couleur sobre mais aux motifs originaux et ses boutons de manchette, qui devaient être les seuls témoins de sa richesse. Comme le client qu’elle accompagnait, lui aussi avait à son bras une femme trop jeune pour lui qui, comme la blonde, passait certainement pour une croqueuse de diamants. Les deux femmes échangèrent une œillade complice puis Sloane reporta son attention sur son compagnon de la soirée, aussi peu fasciné qu’elle par les aventures et autres péripéties de son ami. Ce fut d’ailleurs lui qui écourta leur dîner et pressa l’escort de quitter la réception, l’entraînant avec lui dans le hall de l’hôtel. James, cinquante-huit ans, bien conservé mais loin du physique de George Clooney, veuf depuis quelques années suite à un cancer du sein. Pas très bavard, plutôt renfermé même, mais véritable gentleman. Sloane était capable de compter le nombre de fois où sa main était entrée en contact avec sa peau : trois. Une pour la saluer en début de soirée, une autre lors du dîner pour exposer cette relation inexistante aux yeux de leurs camarades et une dernière maintenant, pour l’excuser de l’abandonner quelques instant avant de s’éclipser vers la réception de l’hôtel. Un sourire plus sincère étira les lèvres écarlates de la jeune femme, finalement ravie d’avoir été en compagnie d’un homme aussi courtois, vite remplacé par un grand brun bien moins agréable. Sloane fronça les sourcils puis se figea lorsqu’il manqua de l’insulter. « Pardon ? » Avait-il vraiment été sur le point de prononcer le mot pute ? Croisant les bras sous sa poitrine, la jeune femme pivota jusqu’à faire face au trouble-fête. Elle attendit qu’il finisse son monologue absurde — qui ne l’était pas tant que ça — pour répondre à son tour, glaciale. « Parce qu’il a été ‘observé’ que je venais régulièrement ici, vous en avez déduis que j’étais une prostituée ? Je me permets de trouver vos preuves plutôt minces pour porter de telles accusations. » Surtout qu’elle n’était en rien une fille de joie. Elle offrait son temps à des hommes seuls, qui ressentaient le besoin de compagnie pour des raisons diverses, mais rares étaient les fois où elle avait donné son corps à l’un d’eux. « J’imagine que, au vu vos critères, il me suffit de nier pour me croire sur parole, n’est-ce pas ? Alors sachez que non, je ne suis pas une pute », dit-elle en appuyant tout particulièrement sur ce dernier mot qui avait manqué d’échapper à son interlocuteur. « C’est pourtant ce que vous avez fait. Mais vous avez raison, je suis libre de faire ce que je veux, y compris vous dire d’aller vous faire foutre. Je vous montre pas comment on fait, vous pourriez encore penser que je suis une ‘dame de la nuit’. » Un large sourire hypocrite se dessina sur le visage de la rouquine qui l’examina de la tête aux pieds avant de le snober, pivotant à nouveau de façon à lui faire dos. Quel enfoiré.

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Wyatt Coleman

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MessageSujet: Re: wait a minute, it's not what I meant/ sloane   Dim 20 Sep - 20:14

Ancien avocat dans un grand cabinet de la région, Wyatt n’avait en temps normal aucun souci pour s’exprimer et pour rebondir. C’était même une partie importante de son métier. Savoir s’exprimer clairement pour permettre au jury et au juge de bien comprendre la situation, de les amener lentement, mais sûrement, à la conclusion qu’il ne faisait que dire la vérité & qu’ils devaient prendre une décision en sa faveur. Le charisme, la capacité à rejeter les hypothèses de la partie adverse étaient deux éléments essentiels pour être un avocat compétent. And damn, he was a freakin’ great lawyer. For fuck’s sake, il avait été major de sa promotion. A Stanford, l’une des plus prestigieuses universités du pays. Il faisait partie de la crème des avocats de ces dernières années. Une carrière prometteuse. Un esprit brillant. Il avait fait ses preuves au cours de ces dernières années, essayant tant bien que mal d’aider les personnes les moins fortunées lorsqu’il vivait à Londres. Et pourtant … A cet instant précis, il était pathétique. Le manque de sommeil, les crises de panique à répétition au cours de ces derniers jours en avait fait une loque. Il méritait une bonne dizaine de coups de pieds aux fesses pour le sortir de cet état. Ou mieux, le bâillonner. Plus il parlait, plus il s’enfonçait dans ses propos. Il ressemblait plus à un boutonneux de dix sept ans cherchant à inviter la queen bee au bal de promo qu’à un homme d’affaire aguerri. Ne lui manquait plus que les grosses lunettes de vue, la peau boutonneuse & grasse, ainsi que l’appareil dentaire & il aurait été parfait dans le rôle. « Parce qu’il a été ‘observé’ que je venais régulièrement ici, vous en avez déduis que j’étais une prostituée ? Je me permets de trouver vos preuves plutôt minces pour porter de telles accusations. » Elle n’avait pas tort, et il n’aurait probablement jamais de preuve formelle prouvant qu’elle était une prostituée, ou une escort-girl. Ce n’était pas comme s’il pouvait assister à la transaction financière mais il fallait reconnaître qu’il y avait tout de même un certain nombre d’indices qui indiquaient sa profession. « J’imagine que, au vu vos critères, il me suffit de nier pour me croire sur parole, n’est-ce pas ? Alors sachez que non, je ne suis pas une pute » Elle avait utilisé le mot que lui n’avait pas réussi à utiliser. Question de bienséance. Son père lui aurait mis deux baffes pour traiter une jeune femme de ce terme. Deux de plus pour accuser une cliente potentielle d’une telle chose. « C’est pourtant ce que vous avez fait. Mais vous avez raison, je suis libre de faire ce que je veux, y compris vous dire d’aller vous faire foutre. Je vous montre pas comment on fait, vous pourriez encore penser que je suis une ‘dame de la nuit’. » Le sourire de la jeune femme n’avait rien de sincère, et il aurait sans aucun doute dû s’excuser & rentrer chez lui une fois qu’elle lui avait tourné le dos. Ca aurait été intelligent en tout cas. Seulement voilà, il avait vu les vidéos … Une jeune femme de son âge, avec son physique, accompagnait à chaque fois par un homme différent –et toujours lui qui payé- ayant généralement l’âge d’être son père, voir grand-père. C’était suspect. Même si sa manière de s’exprimer manquait clairement de tact, et qu’elle aurait eu bien raison de le baffer, le fait est qu’il était certain de ce qu’il affirmait. Seule la forme était manquante. « Je suis désolé de vous avoir offensé. Ce n’était pas du tout mon intention. » S'il n'avait pas voulu l'offensé, il aurait mieux fait de ne pas la traiter de pute. Lui tournant toujours le dos alors que son compagnon de soirée était toujours en train de parler avec l’hôtesse d’accueil, qui semblait également à son goût, il savait qu'il était impossible pour elle de ne pas l'entendre. Sauf si elle était devenue sourde dans la dernière seconde et cette hypothèse lui semblait peu probable. Etrangement. « Mais si je peux me permettre, vous avez des goûts très particuliers. Je veux dire, vous êtes jolies … Alors pourquoi vous êtes vous généralement accompagnés d’hommes dans la cinquantaine, ou essayant de cacher une calvitie naissante ? » Il estima ne pas avoir besoin de mentionner le fait qu’elle n’avait jamais payé une seule de chambre réservé par les couples bizarres qu’elle formait le temps d’une nuit avec ces hommes. Elle pouvait comprendre le sous-entendu, et si tel n’était pas le cas, il le mentionnerait. Il se sentait un peu plus à l’aise mais pas encore totalement. Son lit l’appelait toujours au loin, et il n’avait pas l’habitude de ce genre de situation. Essayant tant bien que mal de se remettre sur ses pieds, il ne mit pas bien longtemps avant de s’enfoncer de nouveau. « J’ai aucun problème avec votre métier. C’est juste que vous ne pouvez pas l’exercer ici … » Le sous-entendu qu’elle était une prostituée restait tout de même assez limpide.

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