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 nightcall /otis.

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Ronnie Potts
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MessageSujet: nightcall /otis.   Lun 31 Aoû - 11:27

ANOTHER SATURDAY NIGHT
go kiss the liquor off his laugh, another suitcase full of cash,
shiny apologies in a velvet box, what a real good man.© nk.

Si, selon une croyance populaire, la nuit était le théâtre d’évènements parfois louches, Veronica Potts n’échappait pas à cette règle et faisait partie intégrante de la troupe de comédiens qui se réveillaient une fois le soleil couché. Véritable oiseau nocturne ou docile jeune femme le jour, elle voguait de décors en décors avec une aisance déconcertante. Mais peu importait l’heure ou le groupe de personnes qui l’accompagnait, Ronnie savait parfaitement jongler avec les différents rôles qu’elle interprétait, au point de laisser quelques rares personnes le privilège de distinguer sa personna de la réalité. Ce soir, comme la plupart du temps, on mettait la jeune Potts à profit. Le mannequin hypocrite et faussement ambitieux laissait place à l’étudiante fauchée, un autre rôle que son travail d’escroc lui avait appris à dompter. Sous son sourire de cruche et ses battements de cils se cachait une stratège redoutable que son patron avait façonné à son image. Patron qui s’était exceptionnellement absenté mais qui menait quand même l’opération à distance. Ce soir, Ronnie jouait les shooter girl dans une boîte branchée qui recrutait ce type de jeune femme en fonction de leur physique. Généralement, jouer les serveuses n’attirait pas l’attention puisqu’en tant qu’employées, elles ne pouvaient pas se permettre de faire les poches de leurs clients. A l’inverse, la serveuse ne passait jamais inaperçue, ce qui simplifiait la tâche pour Ronnie. Plus elle était visible, plus elle arnaquait. Aussi simple que bonjour. Armée de ses talons hauts, d’une micro-robe ressemblant plus à une nuisette qu’autre chose, tout lui souriait. Cinq jeunes hommes avaient mordu à l’hameçon. Deux voitures, quatre portefeuilles, une alliance, une bague de fiançailles ornée d’un diamant et encore tant de trésors à venir. Ronnie cuisinait sa sixième victime depuis quelques minutes déjà et alors qu’elle s’apprêtait à conclure leur petit échange, une main ferme la stoppa net. Main qui appartenait à la victime. « The fuck you think you’re doing ? », lâcha l’homme, lui envoyant par la même occasion une odeur d’alcool en plein visage. La main disparue immédiatement de là où elle se trouvait et plutôt que de chercher à s’expliquer, la jeune femme disparue à travers la foule dans l’espoir de trouver une sortie. Règle de base pour tout escroc : s’enfuir si le cours des choses tourne mal afin de ne pas laisser de trace. Ce qu’elle s’apprêtait à faire avant de s’apercevoir que les gorilles de la sécurité l’avaient repérée. Et qu’ils bloquaient la sortie. Les autres escrocs l’avaient bel et bien vu sauf que la situation ne leurs permettait pas d’intervenir. Ni de contacter Alfie. Parce qu’eux aussi savaient. Tout le monde savait plus ou moins que Ronnie avait déjà merdé à cause d’une de ses victimes et avertir le boss ne ferait qu’empirer l’équilibre de l’organisation. La seule issue que la jeune femme trouva sur le moment fut de cesser sa course. Ronnie reprit un air enjoué, quoique pas tranquille et se dirigea doucement mais sûrement vers les toilettes des filles. Elle passa parmi les dindes perchées sur leurs échasses pour s’enfermer dans l’une des cabines et attendit patiemment qu’elles finissent de se repoudrer le nez avant de réfléchir à un plan de secours. En dehors d’Alfie, qui pouvait-elle joindre pour l’aider à la sortir de là ? L’une de ses amies ? Carly ? Non, mauvaise idée. Très mauvaise idée. Elle échangeait avec Alfie pour sa galerie d’art, ce qui voulait dire qu’elle pouvait très bien laisser échapper l’énième bêtise de Ronnie. Appeler son beau-père et sa mère, encore moins. Mieux valait les laisser en dehors de tout ça et de toute façon, la brune n’était pas certaine que sa génitrice soit très heureuse d’apprendre que sa fille se destinait à une carrière digne de son père biologique. A cours d’idée, pressée par le temps, Ronnie parcourut frénétiquement son répertoire téléphonique, s’arrêta plusieurs fois sur certains contacts dont elle ne se souvenait guère avant de reprendre sa recherche. Vint enfin le moment où la jeune femme trouva enfin la personne idéale pour la sortir de ce pétrin. Qui nul autre qu’Otis et sa notoriété pouvaient détourner l’attention ? Après tout, ils avaient plusieurs fois couché ensemble depuis leur retour des Maldives, ce qui, aux yeux de Ronnie, constituait une raison suffisamment valable pour qu’il bouge ses fesses. Elle tenta donc de le joindre une première fois, sans succès. Une deuxième, pas de réponse non plus. A la troisième, elle se résout à laisser un message. « Hey it’s me…Ronnie…I’m having a bit of a situation and er…I don’t know what to do. Here’s the thing: I got caught while working, I mean litterally caught - hands in the guy’s pocket and everything…So hum…This guy called the club’s security so I went to the girls’ bathroom to hide…The thing is they know I’m here and they’re waiting outside. I can’t get out and er…Well, I don’t know what to do. Alfie can’t know obviously so I was hoping you’d be around to help me…But you’re not answering your phone so I assume you have better things to do - which is totally fine. Anyway text me if you get this message. » Adossée contre un pan de la cabine, Ronnie parlait vite, hésitait, réfléchissait à une autre solution mais c’était inutile. Si Otis ne débarquait pas ce soir, elle était bonne pour le poste de police.

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Otis Paetz

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MessageSujet: Re: nightcall /otis.   Sam 5 Sep - 19:39



I know my actions, they may get confusing
But my unstable ways is my solution to even space
That's why you wanna come out and play with me, yeah

✻ ✻ ✻

Le dos de son crâne appuyait contre le mur de l’enceinte de l’établissement, Otis fumait sa cigarette. Un vice qu’il n’appréciait pas lui-même mais dont il était incapable de se débarrasser en soirée & lors de ses moments de stress. Recrachant la fumée, il appréciait l’air frais sur sa peau, il faisait plus de quarante degré à l’intérieur, respirer devenait difficile, la boite était bondée & cet imbécile de garde du corps qui laissait entrer n’importe qui dans l’espace VIP. Prêt à récupérer ses affaires pour rentrer chez lui, il s’accordait encore cinq minutes de réflexions. Il n’était que trois heures du matin après tout. Appréciant ce moment, cette cigarette, cette fraicheur, il n’avait pas encore touché à son portable.  Il était encore tôt, prêt à donner encore une chance à cette soirée, et alors qu’il s’apprêtait à affronter de nouveau la foule, il fut stopper net par un groupe de jeunes femmes. Vingt cinq ans maximum, se ressemblant comme deux gouttes d’eau, il accepta de prendre des photos avec elle & de discuter un peu. En temps normal, il aurait dragué la plus jolie du groupe, l’aurait ramené sur le dance floor pour danser collé-serré avec elle, et peut-être se la taper dans les toilettes, mais pas ce soir. S’excusant avec son plus beau sourire cinq minutes plus tard, il s’éloigna d’elle pour rejoindre la ruelle passante. Trop de monde, trop chaud, trop déçu par cette soirée, il ne servait à rien de retourner à l’intérieur. Autant rentrer chez lui & aller se coucher tôt. Demain serait un jour nouveau. 3 appels manqués & 1 message vocal de la part de psycho bitch. Ronnie. C’était inhabituel de sa part, elle ne l’appelait jamais, préférant communiquer ensemble par message. Pour le peu qu’ils parlaient. Généralement ils s’envoyaient un simple message pour se donner un point de rendez-vous & une heure. Quelque chose clochait. Sans attendre, et légèrement intrigué, il appuya rapidement sur son écran pour appeler sa messagerie. « Hey it’s me…Ronnie…I’m having a bit of a situation and er…I don’t know what to do. Here’s the thing: I got caught while working, I mean litterally caught - hands in the guy’s pocket and everything…So hum…This guy called the club’s security so I went to the girls’ bathroom to hide…The thing is they know I’m here and they’re waiting outside. I can’t get out and er…Well, I don’t know what to do. Alfie can’t know obviously so I was hoping you’d be around to help me…But you’re not answering your phone so I assume you have better things to do - which is totally fine. Anyway text me if you get this message. » Une première écoute. Puis une deuxième, et enfin une troisième. Etait-ce possible ? Ronnie dans cet état ? Il pouvait sentir la panique dans sa voix. Cinq minutes qu’elle l’avait appelé. Cinq minutes qu’elle était cachée dans les toilettes, attendant un miracle. La sécurité n’allait pas patienter indéfiniment devant la porte des toilettes pour femme. Pianotant sur son téléphone, il écrivit son message à la vitesse du son. « Where are you?! NOW ! » Sans lâcher son téléphone du regard, il se dirigea vers sa voiture alors qu’il pouvait sentir son rythme cardiaque s’accélérer. L’affichage des trois petits points sur l’écran, signe que son interlocutrice était en train de taper sa réponse, le rassura. Elle ne s’était pas encore fait arrêter par la sécurité. Le nom du club en poche, il appela le manager de ce dernier. « Yeah. Otis Paetz on the phone. I will be here in less than five minutes, I would like your best VIP table, two bottle of your most expensive champagne, and your security at my need. I don’t want to be bothered. Capiche ? » « How can I be sure that it’s really Otis Paetz ? » Ce mec était aussi stupide qu’un mollusque. « Because if you’re not a total moron you have my number in your phone since I called you one time. And because if you don’t do everything I just asked you, you will be out of job by morning. » Sans prendre la peine de s’embêter plus, il raccrocha au nez du manager, s’il avait un cerveau plus gros qu’une cacahuète, il s’activerait. Comme Otis qui appuya sur l’accélérateur. Pourquoi est-ce qu’il faisait tout ça pour elle ? Parce que malgré tout, il avait fini par apprécier cette femme qui passait son temps à lui pourrir la vie. Sinon il n’aurait pas couché avec elle plusieurs fois depuis leur retour des Maldives. Ce n’était pas quelque chose qu’il faisait, il était plus du genre à prendre les femmes, coucher avec elle une fois, voir deux, puis la jeter comme une merde. Sa voiture abandonnait devant le club, il fut soulagé de voir qu’aucun paparazzi n’était présent, et proposa à une dizaine d’inconnus de le rejoindre dans l’espace VIP. A peine rentré dans la salle, il pouvait sentir les regards se tourner vers lui, ainsi que vers le mur de gorille qui constituait sa sécurité. Bien. Tous les agents devaient être autour de lui.  Faisant son show, offrant des verres à tout le monde, l’alcool coulait à flots & les esprits s’échauffaient. Il ne fallu pas plus de quinze minutes pour qu’une bagarre se déclenche au milieu de la piste de danse, aider par Otis, qui en profita pour aller dans les toilettes des femmes. Ou il n’y avait personne par miracle. Fermant la porte à clé pour ne pas être dérangé, si elles voulaient faire pipi, elles n’avaient qu’à aller chez les hommes, il se planta au milieu de la pièce. « It’s me. You can go, it’s OK. »

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Ronnie Potts
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MessageSujet: Re: nightcall /otis.   Mer 9 Sep - 21:33

Enfermée dans cage faite de panneaux en bois et d’un siège de toilettes, Ronnie attendait impatiemment qu’un miracle se produise. Adossée contre l’une des parois de la cabine, ses yeux fixaient inlassablement le vide. Hors de question que Veronica Potts ne se laisse abattre par la situation. Même si, visiblement, Alfie allait la tuer. Ou pire, la virer. Mais non, la jeune femme chassa ces pensées sordides de son esprit et déverrouilla son téléphone en quête de réponse. Trois minutes et toujours rien. Le temps passait lentement, et pourtant, chaque instant comptait. Les gorilles de la sécurité n’allaient pas attendre éternellement que leur butin du soir ne termine de se recoiffer ou de faire ses besoins. Alors Otis ferait mieux de répondre presto ou l’escroc se verrait obligée de trouver un autre plan de secours. Ses yeux ne fixaient plus le néant mais bel et bien le plafond ou les murs à la recherche d’une éventuelle bouche d’aération par laquelle la jeune femme pourrait s’enfuir. Ou elle pouvait tout simplement charger sur les gorilles et espérer qu’ils ne l’attrapent guère. Et là, ô joie, ô désespoir, le Saint Esprit avait fini par se manifester. Une brève sonnerie sortit Ronnie de ses délires dignes de films d’espionnage et elle s’aperçut qu’ENFIN Otis avait répondu à sa requête. Un dieu tout puissant existait. Un dieu qui désirait voir sa protégée mener ses opérations à bien. « Where are you?! NOW ! », affichait l’écran de sa conversation. Sans attendre un instant de plus, Ronnie se mit à taper son message à la vitesse de l’éclair. « Club Monte Cristo, Bayview Valley », répondit-elle simplement. Après ça, pas de réponse. La brune s’imagina qu’Otis devait être en route pour voler à son secours. Ou plutôt, simplement lui rendre la pareille. Après tout, depuis leur retour des Maldives, il s’en était relativement bien sorti. Les parties de jambes en l’air à droite et à gauche n’avaient pas fait oublier l’affront qu’avait subi Ronnie et ce soir était un moyen pour lui de se rattraper. Toujours fut-il que le cœur de Ronnie cognait vite et fort. Elle était si près du but. Si près de la sortie. Dans quelques minutes, cet échec ne serait plus qu’un vulgaire souvenir. Si seulement il pouvait se presser davantage. Ronnie commençait à en avoir plus qu’assez d’être confinée dans des toilettes à la propreté douteuse. Les minutes qui s’écoulaient ressemblaient davantage à des heures. Au départ, si Ronnie demeurait debout, la jeune femme avait finalement rendu les armes et s’était assise par terre. La tête dans sa main, elle jouait distraitement sur son téléphone à Candy Crush de l’autre en se maudissant de ne plus avoir assez de vies pour terminer ce niveau qui la bloquait. Et aussi pour se calmer. Otis allait arriver. Dans quelques secondes, quelques minutes, il – « It’s me. You can go, it’s OK. » Cette voix, Ronnie la reconnut instantanément. Et immédiatement, elle se releva, fermant la fenêtre du jeu par la même occasion. La porte se déverrouilla, la brune lâcha un soupir de soulagement lorsqu’elle s’aperçut que, oui, il s’agissait bien d’Otis. Et là, quelque chose d’étrange se produisit. Au lieu de le remercier et de partir en trombe, Ronnie fondit dans les bras de l’homme, telle une petite fille en quête de réconfort. La raison ? Elle était bien simple. La jeune femme avait eu peur. Tellement peur. Contrairement à cette première fois où la brune n’avait pas cru que l’homme était capable d’engager des poursuites à son encontre. Loin de, cependant, lui laisser le privilège de voir la jeune Potts dans un état second, Ronnie se résout à défaire son étreinte pour reprendre un visage impassible, même si elle ne pouvait clairement faire comme si de rien n’était. « Thanks. » Une pause. « Okay I have to go now. » Sans lui accorder un regard de plus, Ronnie sortit de sa prison et s’enfonça aussi rapidement que possible dans la foule que la sécurité avait du mal à contrôler. Aucun doute, Otis en était à l’origine. Mais pas le temps de constater les dégâts causés par la célébrité. La jeune femme poursuivit sa fuite en direction du vestiaire où elle entreprit de récupérer son sac et sa veste. Chose faite, Ronnie continua son périple à l’extérieur, direction sa Mini et surtout, direction son lit.
De son talent légendaire de conductrice, Ronnie ne mit que quelques minutes à débouler sur Center Drive, se garant avec pertes et fracas dans le parking réservé à son immeuble. De sa légendaire capacité à ne pas se presser, Ronnie rentra avec douceur dans son appartement, prenant soin de jeter magistralement mais gracieusement pochette et talons dans l’entrée. Toute personne normalement composée se serait rué dans sa chambre pour se cacher sous la couette et oublier l’humiliation de la soirée mais pas la jeune femme. Non, au contraire, elle préféra s’emparer d’une bouteille de vodka dans l’un des placards de sa cuisine et commença littéralement à boire au goulot. Ça ne serait qu’après avoir noyé son désespoir dans l’alcool qu’elle ne pourrait que faire de beaux rêves.

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Otis Paetz

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MessageSujet: Re: nightcall /otis.   Ven 11 Sep - 1:30

Debout, dans ces toilettes pour femme dont l’hygiène était douteuse, il ne pouvait s’empêcher de se demander depuis combien de temps elle était là, à l’attendre. Si ses calculs étaient bons, au moins une bonne demi-heure. A peine eu-t-il terminé sa phrase, qu’elle était déjà en dehors de la cabine où elle se cachait. Pour tout dire, il ne savait pas vraiment pourquoi elle l’avait appelé lui, pourquoi n’avait-elle pas demandé à Alfie de la sortir d’une situation pareille ? Il était son patron après tout, et sans aucun doute le mieux placer pour la sortir en vitesse des toilette, elle était sa petite protégée, il aurait volé à la vitesse de l’éclair pour venir la sauver. Ou en tout cas, c’était ce qui lui semblait le plus logique. Et pourtant, il était là. Dans les toilettes du Club Monte Cristo, l’aidant à se sortir d’une situation qui n’aurait pas eu lieu d’être si elle avait choisi un autre métier. Ce n’était cependant pas à lui de faire ce genre de remarque. Ronnie était adulte, elle faisait ce qu’elle voulait. Si son truc était de voler aux riches, pour une raison tordue qu’il ne connaissait pas, qu’elle le fasse. Il n’était pas non plus un modèle. L’arnaqueuse dans ses bras, il fut pour le moins étonné par son comportement. Elle qui cherchait toujours à se montrer inébranlable, ce n’était pas une attitude qui lui ressemblait. Elle avait dû avoir peur, très peur de se faire attraper par la sécurité, sinon elle lui aurait fait un simple signe de la tête, un petit merci avant de filer en douce. Comme si la chose qu’il venait de faire était la plus naturelle du monde. Déclencher une scène dans une boite ne faisait pas partie de ses habitudes. Par contre, il devait reconnaître qu’il était assez fier d’avoir réussi à provoquer une bagarre en moins de cinq minutes, sur la piste de danse. Vraiment. Ce n’était pas dans les cordes de tout le monde. La serrant contre lui rapidement, il n’avait pas le temps de la réconforter. Déjà, ce n’était pas quelque chose qu’il faisait en temps normal –il faut dire que voler à la rescousse de ses conquêtes coincées dans les toilettes à cause d’un vol ne faisait pas non plus parti de ses habitudes- et puis la sécurité n’allait pas mettre plus de cinq minutes pour contrôler la situation dehors & pour s’intéresser de nouveau à la voleuse coincée dans les toilettes. « Thanks. Okay I have to go now. » Voilà qui ressemblait plus à Ronnie. Disparaissant sans un regard de plus, il s’accorda dix secondes seul avant de retourner affronter le monde dans la boite. Moins d’une minute plus tard, il avait rejoint son carré VIP où le groupe continuait de descendre verre sur verre, profitant de l’invitation de la célébrité qui observait minutieusement la scène qui avait crée. C’était magnifique. La facilité avec laquelle une simple étincelle pouvait déclencher une bagarre de cette envergure. Une bonne quinzaine d’hommes étaient en train de se battre, sans aucune raison valable. Souriant, il bu tranquillement son verre jusqu’à ce que la sécurité réussisse à maitriser la foule, et ai fait sortir tous les individus impliqués. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’Otis termina son verre, cul sec, & récupéra ses affaires pour partir d’ici. Il n’avait plus rien à y faire. Sans prendre la peine de faire un signe au manager, il sortit de la boite, rentra dans sa voiture & pour son plus grand plaisir, passa les cinq minutes d’après à parcourir les rues de Belmont Springs pour se débarrasser de ces connards de paparazzis. Ce n’est que lorsqu’il fut certain de ne pas être suivi –oui, il devenait parano- qu’il se dirigea vers l’immeuble de Ronnie. Ce n’était pas l’idée la plus brillante, et il aurait pu lui demander comment elle allait par message mais elle semblait vraiment avoir eu peur dans la boite & il voulait s’assurer qu’elle allait bien. Garant sa voiture derrière l’immeuble de cette dernière, il tapa le code d’entrée à la vitesse de l’éclair & monta les escaliers deux à deux avant de se retrouver devant sa porte. Deux coups secs sur la porte, il espérait qu’elle allait lui ouvrir. Evènement qui se produisit relativement rapidement, s’engouffrant dans l’appartement de la jeune femme, il la regarda histoire de voir à quoi il devait s’attendre. Allait-elle l’engueuler parce qu’il avait mit trop de temps à son goût pour venir l’aider ? Le remercier ? Remarquant la bouteille de vodka sur le comptoir, il prit enfin la parole. « Are you OK ? » C’était une question stupide, dont il connaissait déjà la réponse mais c’était aussi un moyen de voir si elle allait jouer les femmes fortes ou enfin être honnête avec lui. Et puis il ne se voyait pas encore lui demander pourquoi elle l’avait appelé lui, et non pas Alfie.

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MessageSujet: Re: nightcall /otis.   Ven 11 Sep - 12:50

Le liquide alcoolisé coulait dans sa gorge comme s’il s’agissait d’une question de survie. Sa main serrant la bouteille, Ronnie n’avait aucune intention de la lâcher. A ce moment-même, son alcool lui paraissait la seule et unique raison valable pour ne pas perdre la tête. Pour supporter les réprimandes d’Alfie, les regards inquisiteurs des autres et surtout pour oublier à quel point sa carrière ne rimait à rien. Criminelle sur le déclin, mannequin pathétique, inexistante aux yeux de son géniteur, sa vie respirait le bonheur. Depuis quand Ronnie Potts, celle à la confiance inébranlable, n’arrivait plus à arnaquer un homme comme elle le faisait si bien ? Ah oui. A cause de cette fameuse fois où la brune s’était fait démasquer. Depuis, il lui semblait que son métier, par moments, lui échappait. Comment attirer l’attention de sa victime ? Comment coordonner ses gestes avec son coéquipier ? Comment garder l’attention de l’homme en  question ? Autant de questions auxquelles elle pensait subitement et qui lui paraissait impossible à résoudre. Ce soir, cet énième échec fut plus difficile à supporter. Seule, livrée à elle-même, personne ne pouvait voler à son secours, sauf Otis qu’elle avait utilisé une fois de plus. A cette pensée, Ronnie recommença à boire. Même pour attirer l’attention des autres, il fallait qu’elle les utilise. Ou qu’elle se vante de ses exploits auprès de Maddi et Lauren. Ou qu’elle montre sa supériorité à son boss. La jeune femme ne s’étonnait guère si les gens ne l’appréciaient pas. Elle n’avait besoin de personne après tout. Un bruit contre la porte attira son attention. Quelqu’un toquait. Plutôt que d’attendre un instant de plus, Ronnie posa la bouteille sur le comptoir de la cuisine et se dirigea vers l’entrée où elle ouvrit la porte. Génial. Otis. Visiblement, il voulait pousser le vice jusqu’au bout et voir l’ingrate criminelle dans ses pires moments de remise en question. Sans que la brune ne prononce mot, l’homme rentra immédiatement à l’intérieur. Son regard consterné suivit l’homme qui, visiblement, avait décidé de faire comme chez lui. « Are you OK ? » Après la consternation, la décontenance. Depuis quand quelqu’un décidait de venir la voir pour lui demander de ses nouvelles ? Ronnie mit du temps à formuler une réponse claire et concise. Au bout de quelques secondes, elle se décida enfin à répondre, sur la défensive. « Yeah. Why wouldn’t I ? » Pour changer, Ronnie mentait. Bien sûr que ça  n’allait pas. Bien sûr qu’elle n’était pas contre de l’aide. Mais l’admettre, c’était une autre histoire. Retombant dans le mutisme, la jeune femme reprit sa place initiale et bu une énième gorgée de vodka. Otis pouvait partir, sa présence n’était pas requise. Elle ne lui parlait pas. Elle restait murée dans un silence de plomb. Pourtant, tout ce que Ronnie gardait pour elle avait besoin de sortir. Fuck it, elle mettrait ça sur le compte de l’alcool en se réveillant le lendemain. « I’m losing it, Otis. Ever since you caught me, I’ve been hesitating. Sometimes I don’t even know what to do. » Pour une fois, Ronnie disait la stricte vérité. Ses yeux fixaient le vide, ses doigts glissaient contre la bouteille distraitement. Intérieurement, il devait jubiler de voir l’escroc dans cet état. Personne n’était invincible, pas même elle. Un cliché que la jeune femme n’assumait pas vraiment. « I knew I wouldn’t risk anything with you. You were so into me, it was easy. But this guy, he wasn’t, which means I screwed up. Again. » Otis n’était pas la personne idéale pour entendre ses lamentation concernant son travail. Avant d’être l’homme avec lequel elle couchait, il était sa victime. Par conséquent, il était mal placé de commencer ce genre de discussion. « Sorry. I’m rambling. Not cool. » Laissant la bouteille sur la table, la jeune femme s’enfonça dans son canapé et préféra allumer la télévision plutôt que de continuer à gémir comme une pleureuse. Sauf que ce qui suivit ne l’enchanta guère. Les News de la nuit défilant sous ses yeux, il lui fallut une seconde pour reconnaître l’homme qui parlait. Suivi des commentaires de la voix off qui présentait le nouveau fast-food mexicain…Carillo. Alors préférant sortir cette vision d’horreur, Ronnie éteignit le post aussi rapidement que possible avant de se diriger d’un pas déterminé sur le balcon. Elle en profita pour donner un coup de pied dans un pot contenant une plante. Si quelqu’un pouvait la noyer sous une cascade de vodka en cet instant présent, elle ne dirait pas non. Et surtout, Ronnie ne sentirait pas cette gorge serrée, ni ses yeux cligner frénétiquement pour réfréner toute envie de pleurer.

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MessageSujet: Re: nightcall /otis.   Sam 12 Sep - 19:19

« Yeah. Why wouldn’t I ? » Mensonge. Toujours vouloir afficher sa domination. Rien ne pouvait déstabiliser Ronnie Potts. Pas même une soirée comme ça, pas même cette demi-heure passait dans les toilettes pour éviter la sécurité. Inébranlable. Voilà ce qu’elle voulait être. Sauf qu’elle ne l’était pas, et Otis le voyait bien. Une nouvelle gorgée de vodka avalait, le silence régnait dans l’appartement de la jeune femme, cette dernière ignorant l’acteur. Sympa. En même temps, elle n’avait pas à se confier à lui, rien ne l’obligeait. Il ne savait même pas pourquoi il était venu chez elle, enfin si. Parce qu’il s’était inquiété pour elle, sentiment parfaitement stupide, il devait lui-même le reconnaître. Pourtant, il n’avait pas envie de la laisser seule à cet instant précis, pas lorsqu’elle allait clairement mal. Réalisant soudainement son problème, il eu envie de se foutre une baffe. Non. Ce n’était pas possible. Pas lui. Il ne pouvait pas s’être attaché à elle. C’était une blague. Un cauchemar. Non non non non. Il avait réussi à passer les dix dernières années à ne pas s’attacher à une femme, ça n’allait pas commencer aujourd’hui. « I’m losing it, Otis. Ever since you caught me, I’ve been hesitating. Sometimes I don’t even know what to do. I knew I wouldn’t risk anything with you. You were so into me, it was easy. But this guy, he wasn’t, which means I screwed up. Again. » Whaaaaaat ? Lui faire une remarque blessante sur le fait qu’il aurait pu la laisser se démerder lors de cette fameuse soirée au commissariat n’arrangerait rien. Dire qu’il aurait dû la laisser se débrouiller avec Alfie ce soir n’aurait rien arrangé également. Se rapprochant d’elle, il récupéra la bouteille de vodka et bu une longue gorgée au goulot. God, qu’est-ce qu’il pouvait détester ça. Et pourtant, il prit une deuxième gorgée avant de reposer la bouteille sur le comptoir. Il ne savait pas vraiment si elle était en train de lui reprocher d’être à l’origine de sa descente ou s’il s’agissait d’une simple constatation. Il voyait difficilement comment elle pouvait ne pas le lui reprocher, ni même comment il pouvait être à l’origine de ce genre de sentiment chez elle. « Sorry. I’m rambling. Not cool. » Ronnie en train de présenter des excuses, un miracle. Ce n’était pas le style de la jeune femme, enfin s’ouvrir à quelqu’un ne semblait pas plus son style. Serait-il rentré dans un univers parallèle ? Non puisque cette dernière le planta sur place pour regarder ce qu’il y avait à la télé avant de disparaître sur la terrasse. Au point où il en était. Allant à ses côtés, il lui présenta son paquet de cigarette avant d’en prendre une & de l’allumer. Une mauvaise habitude qu’il avait et dont il n’arrivait pas à se débarrasser, quand il était stressé, il fumait. Généralement des joints mais la cigarette devrait faire l’affaire pour l’instant. Faisant semblant de ne pas remarquer ses yeux brillants, il aspira sa première bouffée. « If he wasn’t into you, that just mean he was gay. You know that you could have any guys you want ? » dit-il avant de lâcher un petit rire & de reprendre une taffe. Ronnie était une femme magnifique. Otis n’aurait jamais eu envie de coucher avec elle sinon ; elle aurait pu faire une carrière dans le mannequinat, une vraie, si elle l’avait souhaité et avec un book décent. « I don’t really know what to tell you … Stop overthinking about it, just do what you do best. Conning people like me with a big smile on your face. Smoke a joint if you need to relax. But don’t forget : most people are into you. Even girls. » Sa petite tirade terminée, il avait toujours le regard fixé vers l’horizon, histoire de ne pas la regarder dans les yeux. Plus facile de nier qu’il ne l’avait pas vu pleuré, si besoin est et si tel était le cas. A tous les coups il se ridiculisait à lui sortir des phrases pareilles. Putain, Ronnie était son point faible, il s’en rendait compte ce soir, et il n’aimait pas spécialement ce sentiment. « Oh, and good news for you, I’ll be out of the country for the next month and a half. » Il ne serait pas à proximité, peut-être que cela l’aiderait à se remettre sur ses pattes. Et lui à se détacher d’elle. Win-win.

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Ronnie Potts
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MessageSujet: Re: nightcall /otis.   Lun 14 Sep - 11:09

Voir son père biologique là, à la télévision, faire la promotion d’un autre restaurant mexicain Carillo eut le don de transformer cette soirée déjà peu ragoutante en un désastre national. Même s’il lui arrivait parfois de croiser le visage de son géniteur dans les médias, cette fois-là fut largement de trop. Au fil des années, Ronnie avait appris à vivre sans son géniteur. Là où beaucoup chercheraient une faille dans son éducation, il n’y en eut malheureusement aucune, son beau-père comblant largement cette absence. Mais malgré tout, il lui semblait qu’on lui avait arraché une partie de sa vie. Si Vince Carillo s’était contenté de suivre l’évolution de sa fille par le biais de photos que Sloane Potts lui transmettait, la jeune femme ignorait si c’était toujours le cas. Parce que même si sa mère avait toujours fait preuve d’honnêteté envers sa fille, plus Ronnie grandissait, plus elle avait l’impression que sa génitrice cherchait à omettre ce détail de son existence. Que finalement, ce beau-père qu’elle avait connu quasiment toute sa vie semblait suffisant pour combler ce manque. Que nenni. Son beau-père vendait des villas. Son père, des plats mexicains. Son beau-père menait une vie bien rangée. Son père, une vie dissimulée de criminel. Comme sa fille. Parfois, Ronnie dressait la liste de ses réussites professionnelles pour les comparer à celles de Vince Carillo. Il possédait certainement une liste de condamnations, d’accusations longues comme la muraille de Chine que la jeune femme souhaitait parfois égaler avec une envie malsaine. Parfois, il lui arrivait aussi de se dire que tout ça n’avait aucun sens. Pourquoi s’était-elle engagée dans des histoires sordides, déjà ? Pour l’amour de l’argent, certes. Pour l’amour du pouvoir, aussi. Mais tout ça, elle aurait très bien pu l’avoir en bâtissant une carrière de mannequin solide. Peut-être qu’au fond, égaler son père ne consistait pas à reproduire le même schéma bêtement. Accoudée sur le balcon, Ronnie essayait de chasser le semblant d’envie de pleurer qui l’habitait. Si elle avait été seule ce soir-là, elle se serait bien évidemment laissée aller dans son lit mais présence d’Otis oblige, elle ne pouvait pas lui laisser le privilège de la voir dans un état pareil. Jusqu’à preuve du contraire, Ronnie se débrouillait merveilleusement bien seule dans sa vie. Elle n’avait pas besoin d’une présence pour l’aider à surmonter ses angoisses. Le paquet de cigarettes sous ses yeux, la jeune femme en prit une machinalement et l’alluma avec le briquet de son interlocuteur. Habituellement, Ronnie ne fumait pas. Elle buvait un peu, pour s’amuser, mais fumer, jamais. Même si sa maigre carrière de mannequin ne prenait pas une place considérable dans sa vie, fumer pouvait aisément abîmer les traits de son visage, ses dents et elle ne pouvait en aucun cas se le permettre. Sauf ce soir. Une urgence, tout simplement. « If he wasn’t into you, that just means he was gay. You know that you could have any guys you want ? » Duh. Bien sûr que Ronnie le savait. Depuis le lycée, même. Elle n’avait pas attendu Otis pour s’en apercevoir. Ce n’était pas tant un problème de savoir si Ronnie leur plaisait ou pas, mais plutôt de réaliser que son influence était limitée. Et si son influence était limitée, elle ne pouvait tout simplement pas voler ce qui lui revenait de droit. Un simple geste suffisait généralement à faire capoter l’opération, ce qui s’était passé ce soir-là. La jeune femme ne répondit cependant rien, se contentant d’aspirer et de relâcher la fumée. Otis essayait de lui remonter le moral. Elle n’allait pas lui rentrer dedans parce qu’il s’exprimait mal. « I don’t really know what to tell you … Stop overthinking about it, just do what you do best. Conning people like me with a big smile on your face. Smoke a joint if you need to relax. But don’t forget : most people are into you. Even girls. » Ronnie ne savait pas non plus quoi dire, quoi penser. Otis ne se rendait pas compte de la gravité de la situation si Alfie venait à l’apprendre. Même s’ils avaient réussi leur mission de ce soir, Ronnie était partie avant la fin. Ce qui voulait dire que leur butin aurait dû être plus élevé que ce qu’ils avaient gagné. Un échec, donc. « My face is my job. I can’t smoke. » Le ton de sa voix était neutre. La brune avait réussi à se débarrasser de ces semblants de larmes mais ne demeurait pas pour autant soulagée. Bien au contraire. Il lui tardait d’aller se coucher. « Oh, and good news for you, I’ll be out of the country for the next month and a half. » Hun ? Oti lui balançait cette information comme ça, comme s’il lui disait qu’il allait faire quelques courses. Ronnie fut un brin surprise par la nouvelle et soudainement dégoûtée par sa cigarette. A peine entamée, elle l’écrasa contre le balcon avant de la balancer dans le vide, peu soucieuse des conséquences écologiques. « And you’re telling me this because I should care… ? » Même quand on l’aidait, même quand on essayait de lui rendre service, c’était plus fort qu’elle, il fallait qu’elle y aille de son commentaire sarcastique. Pauvre Otis. Il essuyait sa réaction à chaud qui, comme il pouvait l’imaginer, n’était pas tellement favorable à son départ. Ou plutôt prétendait de ne pas être impressionnée. Encore un micmac dont seule Ronnie Potts avait le secret. « I mean, it’s great for you. Whatever you’re doing out there, it’s great. » La jeune femme s’était bien évidemment aperçue que sa remarque précédente allait un poil trop loin. Alors elle s’était rattrapée de justesse mais elle comprenait largement qu’Otis lui en tienne rigueur.  « I wasn’t trying to say it’s all your fault. I’m the one who’s fucked up, not you. This was bound to happen anyway. I should stick to my shitty modelling career. » Et la voilà ENCORE en train de se plaindre. Non vraiment, même si Ronnie ne respirait pas  la joie de vivre, pouvait-elle au moins se taire ? Promis, c’était la dernière remarque, la dernière. Elle secoua frénétiquement sa tête comme pour changer de sujet et fit semblant de sourire pour montrer que tout allait pour le mieux. Un sourire forcé et hypocrite. « So that means less sex and more dirty pictures, then. » Même si Ronnie ne le montrait pas, elle était persuadée que ce mois et demi serait particulièrement long.

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MessageSujet: Re: nightcall /otis.   Jeu 17 Sep - 0:41

Fumant sa cigarette tranquillement, il essayait tant bien que mal de rassurer la jeune femme. Chose parfaitement inutile puisqu’il s’agissait de Ronnie. Bien évidemment qu’elle savait qu’elle plaisait, elle n’avait pas besoin d’Otis pour le savoir. Il ne pouvait pas non plus comprendre la gravité de la situation, s’il venait à faire une erreur, il n’avait qu’à faire une seconde prise, et le tour était joué. Que ça soit au studio d’enregistrement ou au cinéma. Dans le pire des cas, s’il était en concert, il lui suffisait de faire une blague et de recommencer la chanson. L’air frais de la nuit était plus qu’appréciable, particulièrement avec le silence de la voleuse qui semblait insensible à ses paroles. Pourquoi se cassait-il autant la tête ? Pourquoi était-il venu ici ? Ces mêmes questions qui se répétaient en boucle dans sa tête. Il aurait mieux fait de rentrer chez lui, au moins il n’aurait pas eu cette impression de la faire chier. « My face is my job. I can’t smoke. » Personne ne l’avait forcer à accepter la cigarette dans un premier temps. De toute façon, il allait terminer la sienne & rentrer chez lui. Il pouvait sentir que ses paroles ne servaient absolument à rien & pire, qu’elle semblait impatiente de le voir partir de chez elle. Normal pourrait-on dire, vu la soirée qu’elle avait passé, le fait de vouloir retrouver le confort & la sécurité de son lit était parfaitement normal mais ce n’était pas un sentiment qu’Otis aimé ressentir. Cette impression d’être de trop, de la faire chier. Annonçant son départ, il ne lui restait plus que la moitié de sa cigarette. Dans même pas cinq minutes elle serait débarrassée de lui. Pour la nuit, et pour toujours si elle voulait. Ils n’étaient pas ensemble, ils n’avaient pas d’obligation. Et puis après ce qu’elle venait de lui dire, il n’aurait pas été étonné qu’elle lui dise bon débarras. « And you’re telling me this because I should care… ? » Ah, voilà du Ronnie tout craché. C’était cependant de trop. Il avait fait l’effort de venir jusqu’au club pour lui rendre service, il était venu chez elle pour s’assurer qu’elle allait bien, bordel, il avait même tenté de la réconforter. Qu’il pouvait être con parfois. Ca lui apprendra à être sympathique, à montrer le vrai lui. Il s’en prenait plein la gueule. Il n’avait même plus envie de fumer … écrasant sa cigarette contre le balcon, il mit le reste de sa cigarette dans sa poche, histoire de ne pas la balancer en pleine nature. Ecolo sur les bords en plus. Ou en tout cas jusqu’à un certain point. « I mean, it’s great for you. Whatever you’re doing out there, it’s great. » Lui dire, ou ne pas lui dire ? Il verrait ça plus tard. « I wasn’t trying to say it’s all your fault. I’m the one who’s fucked up, not you. This was bound to happen anyway. I should stick to my shitty modelling career. » Les yeux au ciel, elle devait être en train de se foutre de sa gueule. Si elle était vraiment au courant de son potentiel avec les hommes, elle aurait compris que sa carrière de mannequin n’était merdique que parce qu’elle l’avait choisi. Plutôt que de s’efforcer à voler des portes monnaies à des riches, elle aurait pu être riche, la moitié de la population masculine à ses pieds & son visage sur un panneau publicitaire géant. « Shut up. You could be a fucking great model if you wanted. » Et il n’alla pas plus loin. C’était inutile. Elle finirait par s’énerver, contre lui, toute seule. Il n’en savait rien en fait mais il avait l’habitude de s’en prendre plein la gueule avec elle. « So that means less sex and more dirty pictures, then. » What ? Ça, par contre, c’était inattendu. Après tout ce qu’elle venait de lui dire … Pourquoi n’essayait-elle pas de se débarrasser de lui ? C’était l’occasion parfaite. « I can’t say no to that. » dit-il avec un petit sourire. Ce n’était pas une proposition qu’il pouvait refuser. Du tout. C’était même quelque chose qu’il appréciait particulièrement. « There’s always a chance I’ll be back for a week-end or a few days. It’ll depend on my schedule. » Il verrait bien. Même s'il ne voyait pas particulièrement l'intérêt de faire six heures de vol s'il n'avait que deux jours de libres.

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MessageSujet: Re: nightcall /otis.   Lun 21 Sep - 12:28

Ressentir. Un mot que Ronnie n’aimait pas particulièrement employer. Depuis toujours, c’était comme si elle choisissait avec précaution quelle émotion pouvait l’habiter. La colère, la confiance, le mépris, la jalousie, l’envie, l’hypocrisie, oui. La faiblesse, la tristesse, l’amabilité, la compassion, non. Loin d’être cependant sans cœur, elle n’avait jamais vu l’intérêt d’exposer ce qu’elle ressentait, principalement par crainte d’être jugée faible. Peu crédible. Inoffensive. Tout ce que la jeune femme détestait et surtout, tout ce qui pouvait nuire à sa réputation. Alors même quand Ronnie avait envie de tout envoyer balader, comme maintenant, elle se taisait. Elle prononçait de courtes phrases qui ne reflétaient pas sa véritable pensée. Elle se laissait aller à des remarques sèches, digne de sa personne, puis des confessions. Une montagne russe incessante que seule la présence d’Otis déclenchait et que Ronnie voulait absolument stopper. Mais pour ça, il devait partir. Sauf que les pensées de l’escroc se contredisaient. Par moments, la jeune femme voulait le renvoyer d’où il venait. Il n’était personne dans sa vie pour faire irruption chez elle de la sorte à s’immiscer dans son intimité comme s’il la connaissait depuis toujours. De l’autre, ni ses amis, pas même sa famille connaissait l’existence de cette double-vie. Aussi étrange que cela puisse paraître, cet inconnu, Otis, lui, le savait. Et quelque part, c’était tout aussi rafraîchissant de pouvoir se laisser aller à des pensées qu’elle ne partageait guère en présence d’autrui. Alors Ronnie continuait. Elle continuait à se plaindre de sa misérable vie, de ce métier qui la faisait douter, de cette carrière qui ne la valorisait guère. « Shut up. You could be a fucking great model if you wanted. » A ces mots, la jeune femme sursauta comme si une énième personne surgit de nulle part. Non pas qu’elle doutait de la véracité des propos d’Otis mais le ton employé lui déplut fortement. Si elle le voulait. Ou, en d’autres termes hollywoodiens, si tu bougeais ton cul, si tu possédais la moindre ambition dans ta tête de linotte, si tu laissais tomber les arnaques pour être comme moi, le grand Paetz, riche et célèbre. Un commentaire qui la piqua au vif. « Mind your own ass. You don't know a single thing about my life. So spare me your judgemental behaviour. » Oui, à part sa double-vie, Otis ne connaissait pas son histoire. Encore moins son père biologique. Ni sa mère. Ni son parcours. Peut-être qu’il se trouvait là, à la réconforter d’une façon plus que douteuse mais ça ne lui donnait pas le droit d’émettre un jugement sur sa situation. Si Ronnie avait choisi de persister dans ce qu’elle faisait, c’était pour une raison bien précise. La jeune femme changea donc de conversation et essaya d’aborder le départ avec plus ou moins d’humour. Sa remarque n’était pas drôle, elle n’avait visiblement pas envie de plaisanter mais c’était ça ou les larmes, les cris et les noms d’oiseaux. « There’s always a chance I’ll be back for a week-end or a few days. It’ll depend on my schedule. » En d’autres termes, s’il possédait du temps libre, il allait revenir…Pour la voir ? Hun. Si elle s’attendait à ça. La jeune femme se doutait que ses charmes pouvait obséder même le plus inflexible des hommes mais elle n’attendait pas de lui qu’il revienne exprès. « Yeah...You don't need to come back to have sex with me...Ask the horny fans waiting outside of your hotel. Or even better, call an escort. » Et puis quoi, encore ? Voulait-il qu’elle lui rende visite à son tour, qu’ils visitent les alentours, qu’ils fassent ami-ami sans arrière-pensée ? Curieux. Un comportement qui la faisait doucement rire, intérieurement. Et même si intérieurement Ronnie se moquait de son interlocuteur, au final, cela ne changeait rien à la situation. Elle était toujours aussi paumée, toujours aussi soucieuse, toujours aussi triste. Pire, toujours aussi seule. Et ce fut cette sensation d’être en permanence seule à tout ce qu’elle vivait quotidiennement qui la ramena rapidement sur terre. Otis pouvait balayer d’une main les remarques désobligeantes à son égard en claquant la porte de cet appartement. Ce qu’au fond, Ronnie ne désirait guère. « Otis, you know...It's late and you've probably been drinking so...There's the couch and...My bed, if you want to stay. » Le ton de sa voix avait changé. De ce mépris sans faille qu’elle cultivait envers autrui, la jeune femme était devenue plus modérée, plus neutre. Un brin triste. Mais Ronnie préférait la dissimuler en indiquant que c’était lui, Otis, qui avait un problème. Vu l’heure, il avait dû boire avant. Vu l’heure, il n’était pas prudent qu’il reparte. En tout point, la brune agissait seulement pour son bien et non pour se rassurer – ce qu’elle croyait fermement.

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MessageSujet: Re: nightcall /otis.   Jeu 24 Sep - 18:43

Otis était devenu un professionnel à cacher ce qu’il ressentait. Si le jeune homme était avant tout un musicien, il restait un acteur de talent. Gendre parfait aux yeux de la population américaine, connard de première aux yeux du reste de la population, il semblait miraculeux qu’il ai réussi à garder une aussi bonne image auprès de son public après tant d’années. Passant plus de temps, à un moment de sa carrière, dans les boites de nuits et les magasines people que dans le studio d’enregistrement ou sur un plateau de tournage. Merci à une attachée de presse plus que compétente, et qui ne restait que grâce au chèque mirobolant que lui écrivait Otis chaque semaine. Puis il y avait Ronnie. Ronnie qui connaissait plus d’informations personnelles que la grande majorité de ses amis. Seules sa mère & Joanna le connaissaient vraiment. Il jouait toujours un rôle auprès des autres. Même Ginger n’avait aucune idée de qui il pouvait être. Elle avait un aperçu de sa vraie personnalité depuis qu’ils avaient décidé de faire une trêve & d’arrêter de se pourrir la vie mais elle ne le connaissait pas comme Ronnie pouvait le connaître. Chose qui enrageait parfois le chanteur. Pourquoi est-ce qu’il s’était ouvert à elle ? Qu’est-ce qu’il foutait ici ? Sa vie d’avant était bien plus simple. Coucher avec une fille, la jeter au bout de deux nuits, en trouver une autre. Répéter les étapes précédentes encore et encore. C’est ce qu’il devrait faire. Couper les ponts avec Ronnie, reprendre sa petite vie tranquille. Après tout, elle semblait énervée par sa simple présence, il essayait de la réconforter –maladroitement, certes- et il s’en prenait plein la gueule. Encore une fois. Ce n’était plus possible. Il se laissait marcher sur les pieds par une arnaqueuse. Incapable d’appeler la police, de l’envoyer en prison, il lui restait une solution : arrêter de la voir. Apprécier les éventuelles dirty pictures et s’arrêter là. « Mind your own ass. You don't know a single thing about my life. So spare me your judgemental behaviour. » Se redressant, il avait décidé d’arrêter de sourire. Elle était épuisante. Il ne la jugeait pas. Avait-il déjà fait la moindre remarque concernant son métier ? Non. Il ne faisait que dire la vérité, si elle décidait de devenir mannequin, elle avait une chance. Après, qu’elle décide de continuer dans sa branche actuelle ne le regardait pas. Ils n’étaient pas amis, ils n’étaient pas ensemble. Tentant de détendre un peu l’atmosphère, il ajouta qu’il y avait possibilité qu’il rentre. Pas forcément pour la voir, simplement pour l’informer qu’il était possible qu’il soit dans les parages de temps à autre au cours de ce mois et demi. « Yeah...You don't need to come back to have sex with me...Ask the horny fans waiting outside of your hotel. Or even better, call an escort. » Elle ne comprenait rien. Ou il faisait vraiment pitié. Dans les deux cas, il n’appréciait pas sa phrase. Elle sous-entendait qu’il ne la voyait que pour se vider les couilles, ce qui n’était pas totalement faux mais ne représentait pas la vérité non plus. Au fond, elle n’avait pas totalement tort, il pouvait coucher avec qui il voulait, la prostituer du coin si l’envie lui prenait. Elle pouvait faire de même. Il n’en avait rien à faire. Il y avait des tas de femmes qui rêvées de coucher avec lui, il n’avait pas besoin de Ronnie s’il voulait passer une soirée en compagnie d’une jeune femme. Il pouvait faire mieux. Qu’il avait été con de venir l’aider. « Otis, you know...It's late and you've probably been drinking so...There's the couch and...My bed, if you want to stay. » Le ton de la voix de Ronnie avait beau avoir changé, c’était inutile. Il n’allait pas rester plus longtemps en sa compagnie. Il la faisait chier ? Elle allait pouvoir passer sa soirée tranquille, seule, et être heureuse. Tant mieux pour elle. Et puis elle se foutait vraiment de lui. Inquiète parce qu’il était tard & qu’il avait trop bu ? Il pouvait dormir sur son canapé ou dans son lit ? Elle pouvait aller se faire foutre. Enervé. Raide comme un piquet, il attrapa une deuxième cigarette qu’il alluma avant de ranger son paquet dans sa poche. « Go fuck yourself Ronnie. You’re right, I can ask a horny fan, or even an escort. I don’t need you. Next time you need help ? Call your boss. I’m sure Alfie will be glad to save you, and to fuck you if you’re horny. »  Recrachant la fumée de cigarette dans sa direction, si elle le regardait de haut, il n’allait pas se gêner pour faire pareil. Tournant les talons, il claqua la porte d’entrée de la jeune femme, et se fit plaisir en écrasant la pédale d’accélérateur. Il était parfaitement capable de rentrer chez lui. Si les panneaux étaient flous, ce n’était pas de la faute de l’alcool. C’était à cause de … ce n’était pas à cause de l’alcool.

THE END

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