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 l'élève et le maitre (ronnie)

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Alfie Griffiths

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MessageSujet: l'élève et le maitre (ronnie)   Mer 19 Aoû - 16:24

Le requin n’était jamais hors de l’eau. Non, son corps restait toujours immergé dans un flux de mensonge permanent qui lui permettait de rester lui-même. Alfie Griffiths, une marque déposée dans le plus grand secret. Un émerveillement sans nom dont il était la parfaite représentation. Une fausseté qui personne n’avait jamais repéré. Que personne ne repérerait jamais. Parce qu’il était cette contrefaçon parfaitement exécutée, celle que personne ne pouvait revenir ou même décider de ne pas croire. Parce qu’un riche entouré de riche ne pouvait forcément qu’être honnête sur ses activités non ? C’était son cas ou du moins pour toute personne qui n’était pas dans ses combines dans doute plus que douteuses. Oui, il n’était pas un ange et ne cherchait pas non plus à le devenir. Ce n’était pas le genre de la maison, cela ne le serait jamais. Il n’avait pas besoin d’honnêteté pour vivre. Non, l’argent lui suffisait, son bonheur matériel et égoïste lui permettait de tout laisser de côté, de ne pas ‘intéresser au reste. Sa vie n’en était pas vraiment une, rien de réel ne restait dans son mode d’existence. Oui, il n’était qu’une apparence totalement trompeuse qui prenait sans jamais rendre. Un putain d’égoïste pour lequel on tombait si souvent. Jamais aucune ne durait, s’en débarrasser avant qu’elle ne commence à poser des questions, c’était sa manière à lui de voir les choses. Il ne pouvait survivre qu’en agissant de la sorte. Cela marchait bien pour lui et il n’était pas prêt à changer. Non, sa vie lui suffisait et personne n’était en mesure de lui dire que les choses devaient être autrement. Dans sa routine où chaque geste avait son importance, il détestait l’imprévu. Malheureusement, à ce petit jeu, une épine s’était glissée sous son pied. Une petite pièce qui ne s’emboitait pas parfaitement, pas autant qu’il l’aurait aimé, pas autant qu’il l’aurait voulu. Non, un petit morceau de son système était en train de fléchir et il ne supportait pas en aucun cas cette réalité. Il ne pouvait la laisser devenir vérité alors l’homme allait bien vite remédier aux agissements qui ne lui plaisaient nullement. S’emparant d’une de ses voitures, il sortit de sa demeure pour se diriger vers le centre-ville. Sa voiture n’avait pas été choisie au hasard. L’homme savait qui en était l’ancien propriétaire et ce qu’amènerait cette jolie petite merveille sur le visage de sa future passagère. Toujours tout savoir était un besoin dans son existence. Rien ne pouvait lui échapper et il n’était pas étonnant qu’il sache avec une précision digne d’un horloger où se trouvait sa délicate protégée à cet instant précis. Peut-être lui avait-il implanté une puce sous la peau afin de la surveiller à jamais. Une idée pouvant sans doute faire rire mais qui aurait très bien pu se révéler vrai tant l’homme était capable d’une telle action. Il ne fallait s’étonner de rien tant qu’il s’agissait de lui. Capable du pire comme du meilleur même si à cet instant précis c’était un mélange des deux qui se jouaient. Se garant doucement sur le bas-côté, il attendit quelques minutes les lunettes  sur son visage que sa petite brunette sorte enfin de son shooting photo. De là où il se trouvait elle ne pouvait pas le manquer. Et même si elle ne faisait pas vraiment attention, il était impossible qu’elle passe à côté de lui. Il était Alfie, l’homme inoubliable. Elles en redemandaient toujours et même si sa peau ne toucherait sans doute plus jamais celle de Ronnie. Non pas qu’elle le dégoûtait mais son caractère de petite chieuse la rendait si peu désirable à ses yeux. Il n’en restait pas moins qu’il pouvait la faire craquer quand bon lui semblait. Personne  n‘avait le droit de contrecarrer ses plans quels qu’ils soient. « La voiture n’attend plus que toi Potts. » Une façon claire sans être trop brusque de lui annoncer qu’elle n’avait pas vraiment le choix de venir le rejoindre. Elle travaillait pour lui. Pire, il l’avait prise sous son aile ce qui lui offrait une place spéciale, remplie d’avantages mais également d’inconvénients. Comme celui d’être la première vers qui il se tournait et aujourd’hui n’échappait pas à la donne. « Ronnie ne me fait pas attendre plus longtemps, ma peau risque de s’assécher  à force de t’attendre. » La patience n’avait jamais été l’une de ses qualités et elle ne le deviendrait surement pas aujourd’hui. Il était tellement loin de l’être et ce n’était pas prêt de s’arranger. Pas tout de suite, pas maintenant, jamais sans doute. Un sourire un peu machiavélique se trouvait sur son visage tandis que ses doigts tapotaient sur le volant, signe qu’il n’attendrait plus très longtemps. Soit elle montait dans la voiture, soit, il l’obligerait à monter ce qui ne serait pas un moment de plaisir pour elle.
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Ronnie Potts
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MessageSujet: Re: l'élève et le maitre (ronnie)   Ven 21 Aoû - 18:56

Enième photoshoot sur l’énième toit d’un bâtiment de Center Drive. L’exercice n’enchantait guère la jeune Potts et le montant du chèque l’indifférait totalement. Huit cent dollars seulement pour être la pseudo égérie d’une nouvelle marque de lingerie qui ne se distinguait guère des autres. Le créateur, tout droit sorti de Berkeley se perdait dans les tissus néoprènes et des influences de la très vénérée marque Agent Provocateur. Soit un mélange qui faisait hurler de rire Ronnie mais qui, pourtant, demeurait aussi muette qu’une carpe. Comme à chaque fois qu’elle travaillait pour son agence minable de mannequin, elle arborait un sourire de potiche, riait aux blagues des photographes et se maudissait d’être tombée sur le casting inintéressant. Un savant cocktail qui se répétait bien trop depuis quelques temps et qui ne la comblait pas. Même chose concernant son travail d’escroc. Depuis que Ronnie avait croisé la route d’Otis, depuis qu’elle avait merdé deux fois en pleine « opération », Alfie la harcelait. Elle devait lui rendre des comptes sur absolument tout, travailler même lorsqu’il n’avait initialement rien prévu, essuyer quelques remarques agaçantes. Bien sûr, la jeune femme ne se laissait pas faire. Hors de question de lui donner raison. Hors de question de se faire écraser et de perdre de l’argent sur ce qu’elle réussissait à lui prodiguer. Sauf que Ronnie en arrivait à un point où ce qu’elle faisait avant avec curiosité la lassait. Une mauvaise passe, très certainement. Une mauvaise passe durant laquelle la jeune femme devenait de plus en plus irritable. A la fin de la séance, armée de son sourire hypocrite et de ses manières de fifille, la brune remercia le photographe, puis le créateur qui insista pour lui donner l’un des ensembles qu’elle avait porté. Un ensemble hideux qui finirait au fond de son placard ou pire, dans la poubelle du voisin. Une fois démaquillée et changée, Ronnie s’aventura à l’extérieur de la bâtisse d’où elle patienta quelques minutes. Bien loin d’attendre qui ce soit, la jeune femme observait simplement les dernières nouveautés qui s’affichaient sur son téléphone et informaient quelques-unes de ses amies du déroulement de la séance. Rien de bien folichon. Alors que Ronnie s’apprêtait à mettre ses lunettes afin de regagner son appartement non loin de là, une voiture attira son attention. Un bref coup d’œil lui suggéra que cette voiture appartenait à la source de ses ennuis, aka Otis. Que faisait-il là ? N’avait-il pas une séance, une interview, un enregistrement en studio à faire plutôt que de venir la chercher ? Sauf qu’un détail attira son attention. Il ne s’agissait pas de la voiture d’Otis, mais plutôt l’ancienne, celle qu’elle lui avait dérobée quelques mois plus tôt. Ainsi, l’homme à l’intérieur n’était pas la star mais bel et bien Alfie, son patron, qui débarquait ENCORE (ou plutôt comme toujours) à l’improviste. Un brin déçue mais surtout blasée, Ronnie remonta quand même ses lunettes de soleil, comme si elle cherchait à se cacher de la vision d’horreur qui se dressait devant elle. « La voiture n’attend que toi, Potts. » La jeune femme soupira longuement mais pour autant, ne bougea guère d’un poil. Ronnie était exténuée après une journée de séance photo pour laquelle elle n’avait eu aucun entrain et par conséquent, il était impératif qu’elle prenne un long bain relaxant ET un verre de vin devant un bon film. Un qui pouvait éventuellement inclure Otis et une scène de sexe. Histoire de ne pas oublier, en attendant qu’il lui renvoie un message. Ou plutôt, en attendant qu’il lui renvoie un message et qu’elle le fasse miroiter pendant plusieurs jours. « Ronnie ne me fait pas attendre longtemps, ma peau risque de s’assécher à force de t’attendre. » Un rire sarcastique s’échappa de ses fines lèvres tandis que la brune demeurait encore et toujours à la même place. Elle n’avait pas bougé d’un poil. « Tu serais tellement plus attirant avec ta peau desséchée », déclara la jeune femme en observant le vernis rouge de ses ongles fraîchement manucurés de ce matin. Une façon de prouver à Alfie qu’il pouvait essayer de la convaincre de monter dans la voiture autant de fois et que tout ça ne le mènerait nulle part. « Je ne travaille pas pour toi aujourd’hui, vieux schnock. A moins que tu sois là pour me féliciter de ma séance photo. » Ronnie savait pertinemment qu’Alfie se foutait éperdument de son travail de mannequin, sauf les quelques fois où il mettait l’agence en question à profit pour couvrir ses combines. « Tu devrais avoir honte de te pavaner dans une voiture que j’ai volée. Question de principe. Boss ou pas. » Non, ce n’était pas une façon détournée de prouver à son boss qu’elle s’était prise d’affection pour l’une de ses victimes mais il s’agissait bel et bien d’une question de bon sens, comme elle l’avait indiqué. Ordinairement, l’organisation revendait tout pour éviter de se faire pincer. Mais en bel égocentrique qu’il était, Alfie avait préféré garder la voiture, ce qui faisait moyennement rire Ronnie sachant qu’il l’avait ennuyée sous couvert d’avoir mis l’organisation en danger. « Bref, j’ai autre chose à faire que de te voir sécher au soleil. Bye. » Un sourire sec et la jeune femme commença à marcher d’un pas confiant, direction son appartement de Center Drive. Alfie pouvait bien la suivre, il n’obtiendrait pas gain de cause.

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MessageSujet: Re: l'élève et le maitre (ronnie)   Sam 29 Aoû - 23:08

Alfie n'était pas patient, il ne l'avait jamais été. Il ne le serait jamais. Ce n'était pas ses gênes. Il était fait pour posséder pour voir le monde tourner à son avantage. Tout marchait bien, tout allait vers la perfection.  Avant qu'Otis ne fasse son apparition. Pseudo chanteur qui lui faisait plutôt tourner la tête. Il avait envie de le faire taire, de le voir partir loin, si loin que même l'univers n'aurait plus à l'accueillir. Cet homme avait touché à ce qu'il avait de plus précieux. Il n'était pas dupe. Il avait bien remarqué comment les missions de sa poulaine n'allaient plus aussi bien. Combien tout semblait lui échapper depuis qu'il avait fait son apparition dans son existence, dans son monde des affaires. Garder cette voiture, c'était pour lui un signe que l'homme ne pouvait pas tout lui prendre. La posséder c'était garder un certain pouvoir. Rappeler à la demoiselle qui commandait et qui s'exécutait. Non, elle était sous ses ordres, elle n'était pas la personne qui décidait entre eux. Et pourtant l'homme savait que tout allait mal se passer. Parce que Ronnie n'était pas d'humeur à écouter. Non, il voyait dans ses mimiques que cette séance photo n'avait pas été des plus sympathiques. Qu'elle ne s'était pas amusée. Qu'elle ne désirait qu'une seule chose rentrer chez elle. Il la connaissait si bien. Elle avait arrêté d'être un mystère pour sa personne depuis des années. Il avait appris à tout connaitre chez elle. Ses bons mais surtout ses mauvais côtés. Son corps aussi mais il n'était pas question de cela aujourd'hui. Peu lui importait la possession de son corps bien qu'il n'aurait été nullement contre cette possibilité. Surtout si cela lui permettait de garder le chanteur merdique à distance. Tout était bon pour arriver à ce but pas vrai ? Dans sa tête c'était le cas, cela le serait sans doute pendant un long moment. Ses yeux cachés par une des plus belles paires de lunettes de soleil, il ne perdait aucune des réactions de la demoiselle. Sa non-envie de le suivre. Vraiment ? Il était son patron ! Elle ne comprenait pas ce que cela incluait ? Clairement pas vu la manière dont elle agissait. Si elle avait été autre, cela ferait bien longtemps qu'il l'aurait mise à la porte. Comme la vilaine petite fille qu'elle était. Si capricieuse, bien trop pour arriver à la supporter durant de longs moments. Il parlait, elle ne bougea point, se cachant derrière ses lunettes de soleil comme une petite fille. Une vague de soupir s'empara de l'homme tandis que ses doigts pianotaient sur le volant, un signe certain d'agacement. « Tu serais tellement plus attirant avec ta peau desséchée » De l'humour, géniale, elle se mettait à l'humour. Comme si son cas n'était pas déjà assez désespéré, il fallait qu'elle fasse encore pire. Il aurait pu la forcer à monter dans cette voiture et c'est ce qui ne finirait sans doute pas arriver si elle ne changeait nullement d'attitude. « Au vu de tes gouts en matière d'hommes, je pense ne pas prendre en compte ton conseil. Les femmes normalement constituées préfèrent les hommes à la peau douce. Ne me fais pas perdre patience. » Un premier avertissement. Elle allait  venir ou les choses allaient mal tourner. Il n'était pas du genre à attendre. Il faisait déjà de grands efforts pour elle. Il en ferait sans doute encore d'autres mais pas éternellement. Bientôt elle aurait atteint la fin de ses chances et elle se retrouverait en bout de course face à un ultimatum.  « Je ne travaille pas pour toi aujourd'hui, vieux schnock. A moins que tu sois là pour me féliciter de ma séance photo. » Blablabla…. Elle pensait vraiment que ce genre de choses allait marcher avec lui ? Pensait-elle avoir la moindre chance de s'en sortir avec ce qu'elle venait de dire ? Sa réponse ne tarda pas. Pas besoin de réfléchir pour lui répondre. « Irrespect et stupidité. Tu les enchaines aujourd'hui… » Une entré  en matière pour ce qui s'apprêtait à suivre. « Tu travailles toujours pour moi Potts. Je suis ton patron. Si je t'appelle tu réponds. Si je viens te chercher tu montes sagement dans la voiture. Tu travailles pour moi. Que tu sois à une séance photo ou en train de te pavaner devant ton chanteur pour midinette. » Oh non, il n'avait pas fini. L'homme avait bien plus d'arguments. Parce qu'il connaissait tout. Il savait comment réagir. Comment en apprendre davantage sur toute personne vivant dans ce pays. Il n'avait aucune limite, pas quand ça concernait son travail et surtout pas sa petite protégée. « Tu devrais avoir honte de te pavaner dans une voiture que j'ai volée. Question de principe. Boss ou pas. » Elle tenait vraiment à parler de lui. Là et maintenant ? Franchement… Elle voulait vraiment le lancer sur ce chemin ? Question de principes ? Elle se foutait de sa gueule ? Elle qui parlait de principes ! Il avait envie de l'étrangler ! Non de l'enfermer dans une cage jusqu'à ce qu'elle comprenne sa leçon. Franchement…. Elle ne manquait pas de culot. Lui parler ainsi. Remettre en question ses décisions. Et en prime lui parler de principes. Il était à deux doigts de rire jaune tellement son comportement se rapprochait du ridicule. Il n'allait pas continuer ce petit jeu très longtemps. Sa patience avait des limites que même et peut-être même surtout Ronnie était en mesure de trouver et cela ne serait nullement bon pour elle.  « Bref, j'ai autre chose à faire que de te voir sécher au soleil. Bye. » Elle souriait en s'en allant ? Franchement elle osait agir de la sorte. Il n'en fallait pas davantage pour le faire sortir de ses gongs. Avec rapidité, il sortit de sa voiture pour venir se poser devant elle. Oui. Elle ne passerait pas. Elle ne gagnerait pas aujourd'hui. « Et moi tu vois, j'ai autre chose à faire que devoir me taper tes caprices de gamine. Alors, tu vas monter dans cette voiture, j'ai du travail pour toi et tu vas accepter. Parce que je t'ai sorti de ta médiocrité Potts. Je t'ai montré un monde que tu ne connaissais pas. Mais même moi j'ai des limites. Même avoir toi. » Une mise en garde déguisée qui était pourtant loin d'être le pire. Non, ce qu'il s'apprêtait à divulguer ne la laisserait nullement indifférente. Il le savait et il ne voyait plus la peine de cacher ce qu'il savait. « Je suis ton patron ! Tu ne contestes pas mes décisions. Et puis quels risques pourraient encourir ? Tu m'as donné les clés. Tu es donc ma complice et en cela je ne prends aucun risque. Otis Paetz ne tentera rien parce qu'il ne veut pas te faire du mal. Parce que s'il me dénonce, il t’entraîne dans ma chute. Et il ne veut pas de ça pas vrai ? Parce que s'il veut que tu sois attachée ce n'est nullement dans un commissariat de police. » Premier attaque mais il lui restait encore bien davantage en réserve. Ce n'était que le commencement. « Je ne suis pas stupide. Pas autant que tu le crois. Je te vois bien en train de t'amouracher d'un mec qui n'aura jamais les couilles de quitter sa fausse fiancée. Je te vois te pavaner devant lui. Devenir médiocre à son contact. » Elle l'avait cherché, elle allait maintenant le trouver. « Et puis ne me croit pas stupide. Je sais exactement ce qui s'est passé dans mon lit pendant que nous étions aux Maldives. Je n'ai rien manque de votre charmante discussion. Et  malheureusement pour mon pauvre cœur de vos ébats. Franchement ? Dans mon lit ? Tu es donc à ce point attachée à ce pauvre mec ? » Oui, il déballait tout et il ne le faisait nullement dans la dentelle. « Alors tu vois, je n'ai rien à craindre puisque tu le baises allègrement, manquant à tes devoirs… Tout ça pour un pauvre con qui ne fera que briser ton cœur. Parce que c'est ainsi que ça va finir. Ce genre de mecs prennent ce qu'ils veulent et puis te laissent dans la merde. » Il le savait parce qu'il était pire. Pas avec Ronnie mais avec celles qui  l'aimaient, qui pensaient le changer, rien qu'un peu, rien qu'un soupçon ce qui était totalement impossible. « Maintenant que tout est clair. Viens glisser ton petit derrière dans cette bagnole une mission nous attend. Et si tu es assez sage, je te passerais peut-être le nouveau numéro de TMZ dans lequel on voit très bien une rouquine naine en train de faire ami-ami avec un acteur chanteur sur laquelle toutes les midinettes craquent. » L'homme était allé loin et pourtant, il pouvait encore faire pire. Parce qu'il n'avait pas fait qu'entendre, non, certaines photos avaient peut-être été prises et il était prêt à s'en servir si besoin. Mais cela Ronnie n'avait pas besoin de le savoir. Non, il était plus important qu'elle comprenne que ce mec ne lui offrirait jamais le moindre avenir. Pas aujourd'hui. Jamais. Et quand l'éloignant de lui, il ne faisait que lui rendre service.
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Ronnie Potts
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MessageSujet: Re: l'élève et le maitre (ronnie)   Mer 9 Sep - 21:28

ùL’ennui. Voilà ce que la séance photo du jour inspirait à Ronnie. Et lorsque Ronnie s’ennuyait, Ronnie ne pouvait s’empêcher de devenir mauvaise. Une remarque, une étincelle suffisait à la mettre dans tous ses états. En l’occurrence, apercevoir Alfie à la sortie de son lieu de travail ne faisait que rajouter une couche à la journée pourrie qu’elle venait de passer. Ce n’était point ses remarques enjouées lui ordonnant de bouger son popotin pour le rejoindre dans la voiture qui la rendrait hilare. Ni son assurance à la limite de la prétention au volant d’une voiture qu’elle ne connaissait que trop bien. De son ton piquant, Ronnie fit bien rapidement comprendre à son patron qu’il dépassait les bornes. Et rapidement, Alfie lui fit également bien comprendre qu’elle n’avait pas son mot à dire. Ce qui lui déplut fortement. « Irrespect et stupidité. Tu les enchaines aujourd'hui…Tu travailles toujours pour moi Potts. Je suis ton patron. Si je t'appelle tu réponds. Si je viens te chercher tu montes sagement dans la voiture. Tu travailles pour moi. Que tu sois à une séance photo ou en train de te pavaner devant ton chanteur pour midinette. » Ses lunettes de soleil toujours sur le nez, Ronnie ne pipait mot. Elle demeurait les bras croisés, le visage neutre, immobile sur le trottoir. Faire référence à Otis ne l’impressionnait pas. Lui signifier qu’elle n’était qu’une sous-merde par rapport à lui, encore moins. Habituée à ses discours sexistes et humiliants, la brune préféra couper court à la conversation et commença à rentrer chez elle, épuisée par une énième journée humiliante pour la mannequin qu’elle était. « Et moi tu vois, j'ai autre chose à faire que devoir me taper tes caprices de gamine. Alors, tu vas monter dans cette voiture, j'ai du travail pour toi et tu vas accepter. Parce que je t'ai sorti de ta médiocrité Potts. Je t'ai montré un monde que tu ne connaissais pas. Mais même moi j'ai des limites. Même avec toi. » A ces mots, Ronnie lâcha un soupir de consternation. D’où sa vie était médiocre, avant sa rencontre avec Alfie ? Etudiante enviée, une famille relativement aisée, un physique avantageux ; sa seule faiblesse résidait en ce père biologique inconnu qu’elle tentait d’impressionner en se transformant en criminelle. Alfie ne l’avait pas sauvée, il l’avait seulement empêchée de terminer la nuit au poste de police. « Je suis ton patron ! Tu ne contestes pas mes décisions. Et puis quels risques pourrais-tu encourir ? Tu m'as donné les clés. Tu es donc ma complice et en cela je ne prends aucun risque. Otis Paetz ne tentera rien parce qu'il ne veut pas te faire du mal. Parce que s'il me dénonce, il t’entraîne dans ma chute. Et il ne veut pas de ça pas vrai ? Parce que s'il veut que tu sois attachée ce n'est nullement dans un commissariat de police. » Ainsi, même sa vie sexuelle n’échappait pas à Alfie. Oui, depuis son retour des Maldives, elle s’envoyait en l’air avec Otis. Oui, elle s’y était attachée bien plus qu’elle ne voudrait l’admettre. Mais non, ce n’était nullement un argument valable pour la faire monter dans cette voiture. Qu’Otis choisisse de la dénoncer ou non, elle s’en foutait. Ou du moins, c’était ce que Ronnie voulait croire.  « Je ne suis pas stupide. Pas autant que tu le crois. Je te vois bien en train de t'amouracher d'un mec qui n'aura jamais les couilles de quitter sa fausse fiancée. Je te vois te pavaner devant lui. Devenir médiocre à son contact. Et puis ne me croit pas stupide. Je sais exactement ce qui s'est passé dans mon lit pendant que nous étions aux Maldives. Je n'ai rien manqué de votre charmante discussion. Et  malheureusement pour mon pauvre cœur de vos ébats. Franchement ? Dans mon lit ? Tu es donc à ce point attachée à ce pauvre mec ? » Génial. La discussion prenait des allures de règlements de comptes. Si Alfie pouvait rien qu’un instant ouvrir son esprit étriqué, il verrait que non, Ronnie ne ‘s’amourachait’ pas d’Otis comme il le pensait. Ses propos allaient bien trop loin, jusqu’à insinuer qu’une potentielle relation entre eux serait depuis le début vouée à l’échec à cause de sa fiancée. De cette vermine rousse que la jeune femme trouvait pathétique. Otis ne méritait pas une femme de ce calibre, plutôt une créature plantureuse et caractérielle de la trempe de l’escroc. Ronnie releva ses lunettes de soleil qu’elle coinça dans ses cheveux lorsqu’Alfie aborda les Maldives. Ses moindres faits et gestes avaient été précieusement surveillés par la vipère qui lui servait de patron. Désabusée, Ronnie eut envie de le gifler. Il allait trop loin. Elle n’était pas sa propriété, pas sa poupée. « Et toi, tu es donc à ce point sexuellement frustré pour mater les ébats des autres ? J’ignorais que tu donnais dans le voyeurisme. » Ronnie pouvait dire ce qu’elle voulait, Alfie aurait toujours le dessus. « Alors tu vois, je n'ai rien à craindre puisque tu le baises allègrement, manquant à tes devoirs… Tout ça pour un pauvre con qui ne fera que briser ton cœur. Parce que c'est ainsi que ça va finir. Ce genre de mecs prennent ce qu'ils veulent et puis te laissent dans la merde. » Ce fut le coup de grâce. Les remarques de l’interlocuteur lui glacèrent le sang. Comment osait-il fait des allégations sans queue ni tête ? Ronnie ne tenait pas à Otis au point d’en avoir le cœur brisé. Mais Alfie était tellement fier de son discours, tellement fier de la faire plier comme il en avait l’habitude. Parce que c’était bien connu, la jeune femme était le paillasson sur lequel il s’essuyait les pieds. Continue comme ça chéri, pensait l’escroc, continue comme ça et le jour viendra où la petite Potts te virera de sa vie en un claquement de doigts. « Maintenant que tout est clair. Viens glisser ton petit derrière dans cette bagnole une mission nous attend. Et si tu es assez sage, je te passerais peut-être le nouveau numéro de TMZ dans lequel on voit très bien une rouquine naine en train de faire ami-ami avec un acteur chanteur sur laquelle toutes les midinettes craquent. » Les dents serrées, Ronnie se retenait de lui balancer son sac à main dans les parties intimes. Non, à la place, sa main tenait l’anse tellement fort qu’elle aurait pu la déformer. Elle remit ses lunettes de soleil sur le nez et, prenant soin de pousser Alfie avec délicatesse, finit par monter dans la voiture. Une idiote. Voilà ce qu’elle était. Ou plutôt, non. Pas si idiote que ça. Si Alfie avait fini par la pousser dans ses retranchements, la jeune femme allait lui faire payer son attitude. Lorsqu’elle s’installa sur le fauteuil, elle remarqua bien évidemment que son patron avait laissé le magazine people en évidence, histoire de l’ennuyer encore plus. Y jetant brièvement un coup d’œil, la simple vue d’une chevelure rousse lui suffit à balancer le tissu de mensonges par la fenêtre du siège passager. « Tu sais quoi Alfie ?, commença Ronnie, alors que l’homme avait repris place au volant de la berline, va te faire foutre. Tu te crois malin, tu penses que déballer tout ça te rend plus intelligent, plus fort et c’est tout à ton honneur. » Une pause, tandis que Ronnie se recoiffait distraitement dans le rétroviseur. « En revanche, je crois qu’un élément essentiel manque à ta petite enquête. Ou plutôt, peut être que tu as du t’en apercevoir mais ton faible QI a sûrement fait abstraction de ce détail. Le chanteur pour midinettes, comme tu dis si bien, a au moins la qualité de me faire jouir au lit. Rien à voir avec tes maigres performances. Il méritait au moins le privilège de se taper ta petite protégée dans ton lit. En tout bien tout honneur, bien sûr. Peut-être que tu devrais venir prendre des notes, un soir. » L’insolence de Ronnie n’avait aucune limite. Au fond, pourquoi se contenir alors que lui s’était permis de lui déballer des choses blessantes ? Aucun intérêt. Le fait qu’il fut son supérieur hiérarchique ne lui donnait pas non plus droit de s’immiscer dans l’intimité de ses employés. Les jambes allongées sur le tableau de bord, la jeune femme persistait. « Alors, patron, où va-t-on ? Encore un club où je dois m’habiller comme une pute et remuer des fesses pour que l’argent tombe ? Autant appeler Otis, on ferait une pierre de coup. » Dans un dernier effort, Ronnie secoua ses cheveux et posé délicatement sa tête contre le repose-tête, faisant mine de bronzer le plus naturellement du monde.

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MessageSujet: Re: l'élève et le maitre (ronnie)   Ven 11 Sep - 18:54

Ronnie était vraiment en train de le mettre hors de lui. Elle jouait avec ses nerfs, un peu plus à chaque seconde qui passait. Comme si c'était de sa faute si la séance photo n'avait pas été parfaite. Si tout ne se déroulait pas comme elle l'avait imaginé. Mais il n'était en aucun cas responsable de ses états d'âmes. Cela elle devait bien le comprendre. Il n'était pas là pour la satisfaire. Il était là parce qu'elle travaillait pour lui et qu'elle ne devait en aucun cas l'oublier. Il n'était pas là pour se laisser meurtrir par ses propos. Pour lui laisser tout le loisir des décisions faciles. Non, personne ne lui tenait tête même pas la jeune Potts, même pas quand elle pensait avoir le dessus. Il était encore pire dans ses moments-là. Il n'avait pas besoin de faire le moindre effort. Parce qu'elle faisait ressortir le pire de son être. Il se montrait infect quand les choses n'allaient pas comme il le désirait et elle enchainait les erreurs. Pas seulement aujourd'hui mais depuis un long moment déjà. Elle se plaisait à ne pas aller dans son sens, à s'amouracher d'un idiot. Elle prenait la mauvaise direction. Elle s'éloignait de lui, du boulot, elle devait une autre personne et il ne pouvait pas se le permettre. Parce qu'elle était son employée. Parce qu'elle était sa protégée. Parce qu'elle avait été celle pour qui il avait accepté de dévoiler une partie de son expérience. Il avait dévoilé une partie de sa vie pour l'aider à devenir la parfaite voleuse mais maintenant, elle lui renvoyait tout cela à la figure pour un homme qui n'en valait vraiment pas la peine. Il n'allait jamais quitter sa petite amie, pas pour elle, elle se perdait là-dedans et cela ne faisait que l'agacer encore davantage. Alors, il se montrait plus méchant qu'à l'accoutumée. Pire, il se permettait d'aller fouiner jusque dans sa vie sexuelle. Ce n'était pas totalement sa faute, elle l'exposait à la vue des autres. Il sentait que tout ce qui sortait de ses lèvres ne faisait que rendre la demoiselle plus colérique. Qu'à ce moment précis elle avait sans nul doute envie de le baffer et il la comprenait. Mais il s'en moquait, il pouvait le supporter, ce n'était pas la première fois et ce ne serait pas la dernière qu'une femme s'en prendrait de la sorte à son corps. « Et toi, tu es donc à ce point sexuellement frustré pour mater les ébats des autres ? J'ignorais que tu donnais dans le voyeurisme. » Il se mit à rire Alfie, à gorge déployée. Lui ? Frustrée sexuellement ? Franchement, est-ce qu'elle se souvenait encore de lui ? Est-ce que tout homme dans son existence avait disparu parce qu'il n'était pas Otis ? Jamais il ne serait frustré, les filles, il pouvait en avoir à la pelle. Il n'était jamais en manque de sexe, il ne le serait jamais. Sa belle gueule les attirait, son côté manipulateur les amenaient toujours dans son lit, sans qu'il n'en éprouve la moindre difficulté. Il n'avait rien à faire, il pouvait agir comme il le désirait, il aurait toujours quelqu'un pour lui tenir chaud. L'argument de Ronnie tombait totalement à l'eau et la pauvre ne s'en rendait nullement compte. « Est-ce vraiment du voyeurisme lorsqu'un homme essaie simplement de rentrer dans sa chambre ? De dormir ? Et que sa course est interrompue par les cris intempestifs d'une chienne en chaleur qui s'époumone suite aux assauts répétés de son maitre du moment ? Que la curiosité le mène à observer qui est l'inconnu et de répéter ce chanteur à midinette. De répéter qu'il s'agit de son lit et non celui de la demoiselle qui est utilisé. Qu'elle ose salir ses draps avec les effluves putrides d'un comportement dégoutant. » Il allait sans doute trop loin en l'appelant chienne mais il était rempli d'une haine immense à cet instant précis. Une haine qui semblait sans fin tant elle détruisait tout ce qu'il avait mis si longtemps à construire. Non, il ne pouvait pas la laisser faire, pas maintenant jamais. « Je pense que j'ai réagi de la manière la plus agréable pour toi. Tu aurais vraiment préféré que je débarque dans la chambre juste avant que tu n'aies pris ton pied ? Cela t'aurait-il vraiment été préférable ? » Il connaissait déjà la réponse, tout cela n'était que rhétorique. Il n'avait même pas besoin qu'elle réponde, il ne le voulait pas. Mais ils étaient ainsi, toujours à monter d'un cran à chaque réponse. Toujours à chercher à avoir le dernier mot l'un sur l'autre même si cela ne marchait pas vraiment. Il savait comment atteindre son but, comment l'amener là où il le désirait et il savait que l'histoire du magazine réveillerait tout son être, il n'avait pas besoin d'attendre pour le savoir. Parce qu'elle aimait Otis et que le voir en compagnie de la routine ne pouvait que la mettre hors d'elle. Ce n'était pas beau, ce n'était pas gentil. Mais aux grands maux les grands remèdes, il s'en moquait de la faire souffrir tant que tout arrivait à son but personnel. Les mots ne plaisaient pas à Ronnie, il en avait conscience mais il se demandait seulement si elle accepterait enfin de monter dans cette voiture. Un sourire satisfait se plaça sur son visage lorsqu'il l'observa monter dans la voiture. Il se moquait bien d'avoir été poussé, de ce qui pourrait se passer. Elle était montée et c'était tout ce qui comptait pour lui, pour le moment. Tranquillement il s'installa à sa place de choix prêt à partir pour sa mission du jour. « Tu sais quoi Alfie ? Va te faire foutre. Tu te crois malin, tu penses que déballer tout ça te rend plus intelligent, plus fort et c'est tout à ton honneur. En revanche, je crois qu'un élément essentiel manque à ta petite enquête. Ou plutôt, peut être que tu as dû t'en apercevoir mais ton faible QI a sûrement fait abstraction de ce détail. Le chanteur pour midinettes, comme tu dis si bien, a au moins la qualité de me faire jouir au lit. Rien à voir avec tes maigres performances. Il méritait au moins le privilège de se taper ta petite protégée dans ton lit. En tout bien tout honneur, bien sûr. Peut-être que tu devrais venir prendre des notes, un soir » Elle n'y allait pas de main morte. Pas le moins du monde et il n'aimait pas cela. Elle mettait en doute ses capacités sexuelles et en prime elle lui disait d'aller se faire foutre. Il n'allait pas cela. Pas le moins du monde et si elle continuait de la sorte les choses allaient vraiment mal se passer pour elle, il en était plus que certain. Sa patience avec des limites et elle commençait à jouer avec cette dernière. « Franchement Potts, ce n'est pas une petite adolescente versatile qui va me donner des conseils en matière de sexe. Je ne suis pas ton meilleur coup ? Tu n'es pas non plus le mien. Pas le moins du monde. Si je voulais en apprendre davantage sur mes expériences sexuelles tu serais la dernière personne vers qui je me tournerais. » Il souriait parce qu'il savait combien il avait raison. Elle n'était pas son meilleur coup, le pire sans doute puisqu'elle en venait toujours à se plaindre à et lui donner envie de l'envoyer au loin. Elle était infecte. Il mit la voiture en marche et commença à démarrer. « Alors, patron, où va-t-on ? Encore un club où je dois m'habiller comme une pute et remuer des fesses pour que l'argent tombe ? Autant appeler Otis, on ferait une pierre de coup. » Elle était vraiment injuste. Il ne la traitait nullement comme une pute. Si elle n'avait qu'à écarter les jambes pour recevoir de l'argent il n'aurait pas passé autant de temps à la former, il n'aurait pas agi de la sorte. Il n'aurait nullement été comme cela avec elle. Il s'arrêta sur le bas-côté de la route. Elle était vraiment en train de tout gâcher, tout ce qu'ils avaient construits l'un avec l'autre. « Tu sais quoi Ronnie ? Dégage. Si travaillé en ma compagnie est devenu aussi désagréable pour ta personne je ne sais pas pourquoi tu es encore ici ? Pourquoi tu as décidé de monter dans cette voiture ? » Il ne savait plus vraiment que faire, quoi dire, comment air avec elle… « Franchement, si je n'avais besoin que d'une paire de fesses, cela ferait bien longtemps que je t'aurais remplacé par la première pute des environ. Mais peut-être que c'est ce que je devrais faire, trouver une nouvelle fille. Peut-être même que la prochaine sera mille fois plus jolies et milles fois moins emmerdantes que toi. » Il souffla longuement avant de continuer à parler. « Tu sais quoi Potts, tu es vraiment une chieuse. » Et elle l'était, totalement, il en était plus que certain maintenant.
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Ronnie Potts
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MessageSujet: Re: l'élève et le maitre (ronnie)   Dim 13 Sep - 22:58

Si Alfie ne s’excusait pas dans la foulée, Ronnie allait être dans l’obligation de lui faire payer son écart. Patron ou pas. L’entendre dire qu’il s’était permis d’assister à l’altercation suivie de la partie de jambes en l’air aux Maldives dans leur chambre commune avait dégoûté la jeune femme. Ce n’était point à cause de son corps dénudé mais plutôt le fait d’avoir vu son intimité bafouée au profit d’un chantage affectif qu’elle méprisait au plus haut point. Malgré sa loyauté infaillible envers Alfie, elle aussi avait ses limites. Même s’il lui avait permis de mettre un pied dans ce monde qu’elle avait cherché à intégrer, son intolérance et sa prétention lui faisaient défaut. Croyait-il sincèrement que la petite Veronica Potts se contenterait de sa position actuelle pendant des années ? Il avait tort. Ronnie construisait une liste d’ambitions dans sa tête ; et parmi elles, la volonté de dépasser Alfie. « Est-ce vraiment du voyeurisme lorsqu’un homme essaie simplement de rentrer dans sa chambre ? De Dormir ? Et que sa course est interrompue par les cris intempestifs d’une chienne en chaleur qui s’époumone suite aux assauts répétés de son maître du moment ? Que la curiosité le mène à observer qui est l’inconnu et de repérer ce chanteur à midinettes. De repérer qu’il s’agit de son lit et non celui de la demoiselle qui est utilisé. Qu’elle ose salir ses draps avec les effluves putrides d’un comportement dégoûtant. » La jeune femme restait immobile, décontenancée face à des propos aussi insultants. Jamais ô jamais on avait daigné lui parler de la sorte. Se sentant salie et humiliée, Ronnie Potts ne décolérait pas. Alfie dépassait les bornes depuis le début de leur rencontre. Il savait pourtant la gérer. Il savait que face à un comportement récalcitrant, il lui suffisait simplement de la laisser parler, de lui dire de se taire ou tout bêtement, de répondre avec humour. Pour le coup, c’était lui, Alfie Griffiths, qui déversait une haine sans nom comme s’il s’agissait de la pire des parias. Et c’était lui, Alfie Griffits, qui montrait à son élève qu’il ne possédait aucun sang-froid. Que pour lui, les relations entre patron et employée se résumaient à une pratique simple – l’humiliation. Mais qu’il continue de la sorte. En agissant ainsi, il ne faisait que donner encore plus envie à sa protégée de retrouver son chanteur à midinettes, comme il le qualifiait si bien. « Je pense que j’ai réagi de la manière la plus agréable pour toi. Tu aurais vraiment préféré que je débarque dans la chambre juste avant que tu n’aies pris ton pied ? Cela t’aurait-il été vraiment préférable ? » Mais que cherchait-il ? Que croyait-il ? Qu’Otis comptait tant aux yeux de Ronnie pour ne pas vouloir interrompre le moment ? La jeune femme lâcha un rire sonore, mêlé à une colère sans nom qui l’aveuglait. Car si elle acceptait de monter dans cette voiture pour aller travailler, Ronnie ne le faisait point de bon cœur. Cette fois-ci, elle comptait bien se venger en faisant rater l’opération. En appelant les autorités. En démasquant l’organisation. Comme Alfie l’avait si bien dit, Otis tenait beaucoup trop à Ronnie pour qu’il ne la laisse finir au poste de police. Son cas serait donc relativement épargné et lors du procès de son futur ex-patron, elle se contenterait bêtement de pleurer en clamant son innocence. Un piège, une influence trop puissante pour s’en défaire qu’elle aurait subi pendant deux ans d’affilé. Pour autant, Ronnie ne se retint guère de balancer tout ce qu’elle pensait de l’homme. Que son attitude trahissait une certaine jalousie vis-à-vis du chanteur. Et que la brune se ferait une plaisir (ironique, bien entendu) de lui enseigner quelques leçons de vie. « Franchement Potts, ce n’est pas une petite adolescente versatile qui va me donner des conseils en matière de sexe. Je ne suis pas ton meilleur coup ? Tu n’es pas non plus le mien. Pas le moins du monde. Si je voulais en apprendre davantage sur mes expériences sexuelles, tu serais la dernière personne vers qui je me tournerais. » Ronnie lâcha un énième rire cruel. « Touchée en plein cœur. Outch. » Elle se moquait ouvertement de lui et n’en éprouvait pas le moindre remord. Il n’avait eu aucun sentiment en la traitant de « chienne » alors la jeune femme allait lui livrer la meilleure version de son comportement. Tout commença par une simple provocation à laquelle elle ajouta distraitement le nom d’Otis. Suffisant pour que le conducteur s’arrête à son plus grand plaisir. « Tu sais quoi Ronnie ? Dégage. Si travailler en ma compagnie est devenu aussi désagréable pour ta personne je ne sais pas pourquoi tu es encore ici ? Pourquoi tu as décidé de monter dans cette voiture ? » La question se posait, effectivement. Vu tout ce qu’il lui avait balancé à la figure, Ronnie aurait pu le gifler, lui balancer son sac entre les jambes et partir. Non, elle était restée à ses côtés. Comme toujours. « Un semblant de loyauté que j’avais à ton égard, probablement. » L’usage de l’imparfait n’était pas anodin. Un moyen d’insister sur le fait que son discours humiliant avait partiellement suffit à briser cette espèce de culte qu’elle lui vouait. « Franchement, si je n’avais besoin que d’une paire de fesses, cela ferait bien longtemps que je t’aurais remplacé par la première pute des environs. Mais peut-être que c’est ce que je devrais faire, trouver une nouvelle fille. Peut-être même que la prochaine sera mille fois plus jolies et mille fois moins emmerdantes que toi. Tu sais quoi, Potts, tu es vraiment une chieuse. » L’apothéose du discours. Chienne, chieuse, emmerdeuse, les mots se succédaient avec fracas comme le dernier refrain d’une symphonie. Ronnie souriait frénétiquement, tellement blasée et enragée, que le insultes ne l’atteignaient plus. Elle retira ses jambes du tableau de bord, prit un rouge à lèvres de son sac à main et repassa lentement mais sûrement sur ses lèvres démaquillées. Autre provocation. « Vu que tu sembles particulièrement intéressé de recruter une nouvelle poupée gonflable, c’est ton jour de chance ! Je laisse volontiers la place. Le salaire n’en vaut même plus la peine et le patron cherche à exister auprès de ses employés en pratiquant humiliation et harcèlement. » Un petit rire sarcastique, tandis qu’elle repassait un doigt sur ses lèvres pour enlever les excès de rouge à lèvres. « Le plus beau dans tout ça, mon cher Alfie, c’est qu’au final, au lieu d’avoir envie de te coller mon poing dans la figure pour m’avoir traité de chienne/chieuse/emmerdeuse, tu me fais pitié. Incapable de garder ton sang-froid. Toi, qui pense être d’une classe à toute épreuve, tu viens clairement de me prouver que tu es comme tous les autres. Que tu es faible. C’est pas très beau à voir mais je t’assure que pour moi, c’est jouissif. » Ronnie ouvrit la porte et sortit de la voiture. Elle claqua la portière et remit ses lunettes de soleil sur le nez. « Ne t’en fais pas pour moi, Alfie chéri. Un photographe mondialement connu m’a shootée. Avec des photos pareilles, je pourrais tenter ma chance dans une vraie agence. Quoi, tu l’ignorais ? Quel dommage. » Un joli doigt d’honneur en sa direction et Ronnie reprit son chemin de plus belle, direction son appartement.

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